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Popularité sans précédent du DEC en arts visuels au Cégep de Sherbrooke

Léanne présente ses mains pleines de plâtre.

Léanne Auray espère mettre à profit ses apprentissages en arts visuels dans sa future carrière de sexologue.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Proulx

Ils sont de plus en plus d'étudiants à choisir le DEC en arts visuels du Cégep de Sherbrooke comme porte d'entrée universitaire.

Le succès du programme est tel que pour la première fois, un troisième groupe ouvrira à l'automne et... les inscriptions ne sont même pas terminées! On de la place pour monter encore, et qui sait, ouvrir un quatrième groupe? L'an dernier, nous avions deux groupes de 27 à la rentrée, indique, d'entrée de jeu, la coordonnatrice du programme, Claudine Desautels.

Une étudiante qui dessine un chat.

En 2019 et 2020, un peu moins de 30 personnes étaient inscrites au programme d'arts visuels au Cégep de Sherbrooke. À l'automne 2021, ils seront 61 étudiants et les inscriptions ne sont pas fermées encore.

Photo : Radio-Canada

Ce qui explique la popularité grandissante de ce programme est peut-être les possibilités multiples qu'il offre. Avec un DEC en arts, on peut rentrer dans presque tous les programmes universitaires de sciences humaines, à part quelques petits préalables. Pourquoi, si on aime les arts, ne pas faire un DEC en arts avant d'entrer en droit ou en enseignement?, questionne Mme Desautels.

Règle générale, ce ne sont que de 5 à 10 % des étudiants qui s'en vont vers un programme connexe en arts à la suite de leur passage au cégep, dit-elle. La majorité s'en va complètement ailleurs. Beaucoup en enseignement, mais c'est très diversifié.

Une citation de :Claudine Desautels, coordonnatrice du programme d'arts visuels

Bien peu des étudiants rencontrés lors du passage de Radio-Canada Estrie pensent effectivement poursuivre dans le domaine des arts après leur formation collégiale. Travail social, architecture, design industriel sont au nombre des programmes choisis par les finissants 2021 en arts visuels.

Vincent Bleau est l'un de ceux qui rangeront leurs pinceaux pour la suite de son parcours scolaire. J'ai toujours aimé l'art, dessiner. J'avais en tête des dessins et je n'avais pas les techniques pour les réaliser. Là, je suis capable. L'an prochain, je vais aller en mécanique automobile. Je vais pouvoir faire de l'art sur le side.

Léanne frappe sa sculpture avec un couteau et un marteau pour en faire un moule.

Ce sont majoritairement des filles qui étudient en arts visuels, et la clientèle est composée d'élèves qui arrivent du secondaire et d'étudiants plus âgés qui arrivent d'un autre programme.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Proulx

Tout comme lui, sa collègue de son cours de sculpture, Léanne Auray, ne poursuivra pas ses études en arts l'an prochain. J'ai décidé d'aller en sexologie à l'université. C'est ailleurs, mais c'est toujours en relation. Sur les réseaux sociaux, il y a des pages qui font de l'éducation à la sexualité, qui font de la vulgarisation de concepts, c'est vers ça que je m'en vais et je vais réinvestir l'art visuel à ce moment.

Difficile toutefois d'expliquer la soudaine popularité du programme en arts visuels. Mais je pense que le fait qu'on ait donné tous nos cours en présence et non à distance, ça aide. C'est ça le cégep. Être en groupe, être en gang, le contact est super important. Ça a fait une différence. De rentrer dans un programme qui semble se donner normalement est un avantage, croit Claudine Desautels.

De plus, une partie de l'engouement s'explique peut-être par le fait qu'il est ouvert à tous.

Ce n'est pas un programme contingenté, mais il ne faut pas s'attendre à coller des macaronis. Ça reste une bonne porte d'entrée au cégep.

Une citation de :Claudine Desautels, coordonnatrice du DEC en arts visuels
Vincent est en train de visser avec une perceuse une plaque de métal sur un mannequin.

Étudier en arts visuels aura permis à Vincent Bleau d'acquérir des techniques pour mieux illustrer ses idées.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Proulx

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