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Camping interdit sur les plages publiques de Gaspé cet été

Deux tentes et deux personnes installées sur une plage.

Lors de l'été 2020, plusieurs campeurs se sont installés sur les plages de Gaspé, parfois avec leur véhicule et parfois en laissant des déchets derrière eux (archives).

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

La Ville de Gaspé a adopté un nouveau règlement pour interdire le camping sur les plages publiques. Les contrevenants s'exposeront à des amendes pouvant aller jusqu'à 2000 dollars.

L'an dernier, on n'avait pas de juridiction sur les plages et avec tous les débordements, c'est peut-être glamour de faire le Bye Bye et Infoman à la fin de l'année, mais ça ne me tente pas de le faire à tous les ans, souligne le maire de Gaspé, Daniel Côté.

C'est clair qu'on ne voulait pas revivre la même situation donc pour obtenir la juridiction, on a négocié des baux de location du territoire public avec le gouvernement du Québec, indique-t-il.

Les baux devraient être signés prochainement, selon M. Côté. La Ville devra alors payer un loyer de quelques centaines de dollars.

Le maire de Gaspé, Daniel Côté, lors d'une séance du conseil municipal.

Le maire Daniel Côté se dit peiné pour les familles de Gaspé qui avaient l'habitude de camper sur la plage chaque été, mais assure que l'interdiction est nécessaire pour protéger les plages publiques (archives).

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Le maire se dit peiné d'avoir à adopter une solution massue cet été, mais assure que la décision a été longuement réfléchie et qu'elle reflète le souhait de la communauté.

On a fait des consultations publiques, on a consulté différents partenaires dont la Nation Micmac de Gespeg. La majorité des répondants disaient qu'on ne devrait pas permettre le camping sur les plages, affirme M. Côté.

Sur le court terme, on voulait mettre le pied à terre et dire qu'on ne veut pas vivre la récréation de l'année dernière. Ça va être une interdiction complète de camping sur les plages publiques cet été.

Une citation de :Daniel Côté, maire de Gaspé

La Ville va embaucher des agents de sécurité qui auront le pouvoir de donner des constats d'infraction allant de 200 $ à 2000 $ pour faire respecter ce nouveau règlement. Le but ce n'est pas de faire de l'argent avec ça, c'est de protéger les plages, insiste le maire.

Ces agents pourront également rediriger les visiteurs vers les sites de camping. Je pense qu'il y a 984 sites de campings privés et à Forillon sur l'ensemble du territoire de Gaspé. Et on va prévoir des campings de débordement aussi, ajoute M. Côté.

Il précise que les principales plages où des débordements ont été observés l'été dernier sont celles de Douglastown, Haldimand et Boom Défense.

Encadrer le camping nomade

Cette nouvelle réglementation pourrait être revue dans les prochaines années.

Dans une optique de développement à long terme, de développer quelque chose qui s'appellerait du camping nomade, on est ouverts à regarder des pistes de solutions mieux structurées, mieux encadrées, avance M. Côté.

Deux femmes se tiennent debout devant une série de véhicules stationnés près d'une plage.

Le 9 août 2020, les campeurs rencontrés sur la plage de Douglastown affirmaient tous être sensibilisés aux problèmes de pollution des plages et s'efforçaient d'avoir un comportement exemplaire (archives).

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Un autre élément qui ressort du sondage et des consultations, c'est le désir d'avoir des aménagements comme des poubelles aux entrées de plages, même sur les plages dites sauvages. On va aussi bloquer les accès aux véhicules, on va ajouter des barrières physiques, ajoute le maire.

De plus, la Ville veut lancer une campagne de sensibilisation massive sur l'importance de préserver les milieux dunaires fragiles.

Des haltes de vanlife en Haute-Gaspésie

En Haute-Gaspésie, le maire de Sainte-Anne-des-Monts envisage lui aussi d'adopter une réglementation plus stricte.

Ça a été un peu plus facile du côté de Sainte-Anne-des-Monts au niveau des plages, affirme Simon Deschênes.

Il y a eu quelques interventions de la part de la Sûreté du Québec, mais sans plus. On n'a pas eu de gros dégâts, mais on va regarder attentivement ce que mon collègue Daniel va déposer comme projet de loi, assure-t-il.

Pour l'instant, les campeurs sont redirigés vers le stationnement de l'aréna qui sert de site de camping de débordement, mais le maire travaille également sur un autre projet.

La vanlife, c'est une tendance actuelle, c'est une belle clientèle et ce sont des gens soucieux de l'environnement. On veut avoir ce genre de clients chez nous.

Une citation de :Simon Deschênes, maire de Sainte-Anne-des-Monts

Je suis actuellement en pourparlers avec un groupe qui s'appelle Go-Van, annonce le maire. L'objectif est d'installer quelques haltes Go-Van sur le territoire de Sainte-Anne-des-Monts, mais la structure et l'encadrement du projet reste à travailler, précise M. Deschênes.

Un homme assis sur le toit d'une fourgonnette stationnée sur une plage, au bord de la mer.

Julien Roussin, le fondateur de Go-Van, a adopté le mode de vie vanlife (archives).

Photo : « La belle vie avec Go-Van »/Unis

Ceux qui se décrivent comme des vanlifers voyagent à bord de leur véhicule qui leur sert également de domicile. Il s'agit souvent de fourgonnettes ou de caravanes converties en véhicules récréatifs.

Avec les informations d'Élise Thivierge et d'Isabelle Lévesque

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