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Quarantaine à l'hôtel : 500 amendes à Toronto et Vancouver, aucune à Montréal

Un avion dans le ciel a sorti son train d'atterrissage.

Un avion atterrit à l'aéroport Pearson de Toronto (archives).

Photo : Radio-Canada / Marc Godbout

Radio-Canada

Plus de 500 amendes ont été remises depuis le 22 février à des voyageurs internationaux aux aéroports de Toronto et Vancouver qui refusaient de faire leur quarantaine à l'hôtel. En revanche, il semble qu'aucune contravention n'ait été remise aux contrevenants à Montréal et Calgary.

En vertu de la nouvelle politique mise en place par Ottawa le 22 février, tout passager aérien arrivant de l'étranger doit s'isoler à ses frais (environ 2000 $) dans un hôtel désigné près de l'aéroport.

Les contrevenants sont passibles d'une amende de 3000 $.

L'Agence de la santé publique du Canada dit qu'à sa connaissance, au moins 513 contraventions ont été distribuées du 22 février au 25 avril par ses agents aux aéroports de Toronto et de Vancouver.

Toutefois, pour les deux autres aéroports canadiens où se posent toujours des vols internationaux (Montréal et Calgary), l'Agence n'avait pas de statistique, parce qu'au Québec et en Alberta, l'imposition d'amendes revient aux autorités provinciales ou à la police.

Le directeur des poursuites criminelles et pénales au Québec n'a recensé aucune amende, selon CBC News. Le ministère de la Santé du Québec précise qu'il revient au fédéral de faire respecter sa propre politique, pas à la province.

En Alberta, ni la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ni la police de Calgary n'ont remis de contravention non plus. Une porte-parole de la police de Calgary explique que l'Alberta n'a jamais adopté la Loi canadienne sur les contraventions, qui permet aux policiers de remettre des constats pour des infractions fédérales.

En d'autres mots, la police ne peut pas enquêter si elle ne reçoit pas de plainte contre un voyageur de la part de l'Agence de la santé publique, indique la porte-parole du service policier de Calgary, Emma Poole.

Deux poids, deux mesures?

La voyageuse Synthia Vignola est arrivée à l'aéroport de Montréal le 21 mars après un séjour en Colombie. Elle a refusé de s'isoler à l'hôtel, affirmant qu'elle était plus en sécurité à la maison à Sainte-Marthe.

Je n'ai aucune raison d'aller dans un hôtel avec d'autres personnes, alors que j'habite seule en campagne.

Une citation de :Synthia Vignola, voyageuse qui a refusé la quarantaine à l'hôtel

Elle affirme qu'un agent de l'Agence de la santé publique à l'aéroport lui a dit qu'on lui enverrait une amende par la poste, mais elle n'a toujours rien reçu. Ça ne m'étonne pas, ajoute-t-elle. C'est mon droit en tant que Canadienne de rentrer dans mon pays sans restriction.

Le vacancier Allan Prout de Yorkton, en Saskatchewan, a lui aussi refusé de faire sa quarantaine à l'hôtel après être revenu de Puerto Vallarta, au Mexique, le 26 avril.

Il trouve que le coût de cette mesure est exorbitant et il préférait s'isoler à la maison. Le personnel à l'aéroport de Calgary l'a informé, dit-il, que son nom serait transmis à la GRC, mais personne ne l'a visité ou contacté depuis.

Je suis sûr que la police a d'autres chats à fouetter. Ils ont de véritables criminels à pourchasser. Je ne suis pas un criminel.

Une citation de :Allan Prout, voyageur qui a fait fi de la quarantaine à l'hôtel

Au contraire, Kent Saunders, qui a la double citoyenneté canadienne et américaine, mais qui habite à Las Vegas, dit qu'il a reçu une amende de 3450 $ (3000 $ plus des frais) après avoir répondu à une agente de l'Agence de la santé publique à l'aéroport de Vancouver qu'il ferait sa quarantaine chez un ami plutôt qu'à l'hôtel.

Elle est revenue avec un billet d'infraction 15 minutes plus tard et j'ai quitté l'aéroport, raconte-t-il.

Avec des renseignements fournis par Sophia Harris de CBC News

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