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La pêche printanière au homard commence dans les Maritimes

Les pêcheurs du quai de Le Goulet prennent la mer.

Radio-Canada

Des pêcheurs de homard du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard prennent la mer, mardi matin, pour entreprendre leur saison de pêche.

La saison dans les zones de pêche 23 (Péninsule acadienne), 24 (nord de l'Île-du-Prince-Édouard) et 26A et 26B (sud de l'Île-du-Prince-Édouard) devait commencer le 30 avril, mais elle a été reportée de quelques jours en raison de vents forts. Elle doit se poursuivre jusqu'au 3 juillet.

Des gens sur un brise-lame regardent les bateaux s'éloigner sur la mer.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Plusieurs personnes ont assisté au départ des pêcheurs à Escuminac.

Photo : Radio-Canada / Michèle Brideau

Normand Colette est un capitaine basé au quai d’Escuminac. Il prévoit effectuer trois voyages pour déposer ses 300 casiers à l’eau. Il se dit un peu nerveux.

C’est une grosse responsabilité, on a des hommes à bord et on est loadés, souligne-t-il.

Normand Colette devant son bateau chargé de casiers.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Normand Colette, capitaine, compte sortir en mer trois fois pour déposer ses casiers à homard.

Photo : Radio-Canada / Michèle Brideau

Au quai de Le Goulet, l’homme de pont Denis LeBreton avait hâte d’entamer la saison. 

On va bien. Si ça peut être beau tout le printemps, ça va être le fun. [...] Ils annoncent du beau temps. Peut-être que vendredi il ne fera pas beau, qu’ils ont dit. On avait hâte. C’est le fun, affirme M. LeBreton.

Espoir d'une saison rentable

Le capitaine Normand Colette s'attend à de bons prix pour le homard.

Je crois que ça va être une bonne saison dépendamment des prises. Les prix, ça paraît comme si ça va être okay, dit-il.

Un bateau pêche à quai.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Brenda Power, membre d'équipage du Lobster Commander à Tracadie, a pris cette photo avant de partir mardi matin.

Photo : Gracieuseté/Brenda Power

L'Union des pêcheurs des Maritimes (UPM) partage son optimisme.

De ce qu’on voit, ce qui se passe présentement en Gaspésie et en Nouvelle-Écosse, on peut s’attendre à d’excellents prix pour les pêcheurs cette année, indique Lyne Robichaud, conseillère aux pêches à l'UPM.

Les transformateurs constatent une demande pour le produit, indique le directeur général de l’Association des transformateurs de homard des Maritimes, Nathanaël Richard.

Pour ce qui est des prix, on ne le sait jamais trop au début. Ça prend un certain temps. Mais du côté des captures, d’après ce qu’on entend ailleurs où ça pêche déjà, comme en Gaspésie, à Terre-Neuve, à l’est de la Nouvelle-Écosse, on me dit que les captures sont très, très bonnes. Il y a une chose qui est claire, c’est qu’il y a une demande très évidente. Donc, ça augure très bien, estime Nathanaël Richard.

Ce dernier remarque qu'il y a une augmentation de la demande du côté des États-Unis, mais que puisque la majorité des clients sont des restaurateurs, le contexte demeure fragile.

L'augmentation de la valeur du dollar canadien, qui était de 0,81 cents mardi, pourrait aussi nuire aux exportations.

Prévention de la COVID-19

Quant à la COVID-19, l’industrie fait tout ce qu'elle peut pour réduire les risques de contagion. Si ça rentre dans les usines, ça peut être dangereux, affirme M. Colette.

Mais les usines sont mieux préparées cette année, selon Nathanaël Richard.

De beaucoup. La situation est entièrement différente. Je travaillais pour un transformateur dans le temps, puis c’était vraiment l’incertitude maximale tant au niveau des marchés que comment les usines allaient composer avec le risque d’éclosion. C’est sûr qu’on a beaucoup appris depuis un an. Les usines ont pris de grands moyens, les pêcheurs aussi, pour gérer ce risque. Je dirais qu’on commence avec pas mal plus de certitude par rapport à ce qui s’en vient, mais c’est sûr qu’il y a toujours des risques qui sont présents, explique Nathanaël Richard.

Quatre bateaux chargés de casiers de pêche se dirigent vers la sortie du havre.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les pêcheurs du quai de Le Goulet prennent la mer, le 4 mai 2021.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Quant aux précautions prises dans les usines, M. Richard mentionne notamment le port d’équipement de protection personnel par les employés, l'installation de panneaux entre leurs postes de travail, la prise de température des travailleurs, l'amélioration des systèmes de ventilation.

Avec des renseignements de Michèle Brideau, d'Alix Villeneuve et des émission La matinale et Le Réveil Île-du-Prince-Édouard, d'ICI Acadie

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