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L’Estrie réagit plutôt favorablement au rapport de la commission Laurent

Des peluches, des fleurs et des messages d'amour ont été déposés devant la maison où a été découverte la fillette de Granby lundi dans un état critique. « Repose en paix petite princesse », peut-on lire sur l'une des poupées.

La mort tragique d'une fillette de sept ans à Granby le 30 avril 2019 a ébranlé le Québec. (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Deux ans après la mort tragique d'une fillette de sept ans à Granby, la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse présidée par Régine Laurent a présenté ses conclusions lundi. Celles-ci étaient très attendues par les intervenants du milieu en Estrie, qui ont accueilli ces recommandations plutôt favorablement. Ils espèrent toutefois qu’elles seront appliquées rapidement.

L'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), le syndicat qui représente les employés de la DPJ, se dit satisfaite du rapport. Ce dernier recommande notamment de réduire la charge de travail de ses membres.

Danny Roulx, le représentant de l'APTS en Estrie, espère maintenant que le financement du gouvernement sera à la hauteur des recommandations formulées.

Il faut aider les organismes communautaires, il faut aider la première ligne, il faut aider la DPJ, il faut donner des conditions gagnantes. Il faut investir, c’est ça qu’on nomme depuis longtemps.

Une citation de :Danny Roulx, représentant de l'Estrie de l'APTS

Pour la DPJ, on parle de conditions de travail, attraction et rétention, et reconnaître l’expertise. J’espère que ça va être fait rapidement, ajoute-t-il.

La députée de Sherbrooke Christine Labrie, de son côté, sent déjà les impacts de ce rapport. Elle indique que, lundi, son bureau a reçu cinq appels liés à des dossiers de la DPJ en une seule journée. Pour elle, c’est du jamais-vu, et elle croit que c’est la preuve que les recommandations de Régine Laurent doivent être mises en œuvre dès que possible.

Tout ce qui est valorisation de la profession, rétention du personnel, on est justement en négociation de convention collective avec tout ce personnel-là. Donc c’est le temps de les faire, les changements, en ce moment même, indique-t-elle.

Tout ce qui est investissement dans la prévention, les organismes communautaires, les CLSC, pourquoi attendre? On sait ce qui peut être fait.

Une citation de :Christine Labrie, députée de Sherbrooke

On ne peut pas être en attente

Valérie Assouline, l’avocate qui représente la mère biologique de la fillette de Granby, croit pour sa part que le rapport de la commission Laurent est le fruit de bonnes intentions. Elle aurait cependant souhaité y voir plus de mesures concrètes, qui peuvent être mises en application rapidement.

Concrètement, comment on change les choses pour les enfants qui sont pris dans l’engrenage de la DPJ? Qu’est-ce qu’on fait aujourd’hui pour les familles et les bons parents qui n’ont pas eu les services en amont et qui se retrouvent dans la DPJ? On fait quoi pour eux aujourd’hui? On attend qu’un commissaire soit nommé? On attend que la charte des droits de l’enfance soit rédigée? On ne peut plus être en attente, déplore-t-elle.

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS et la DPJ de l’Estrie n’ont pas souhaité commenter le rapport lundi et ont indiqué vouloir prendre le temps de bien le lire avant d'offrir des entrevues.

Lundi après-midi, le premier ministre du Québec François Legault a annoncé sur Facebook la formation d’un groupe d'action interministériel sur la protection de la jeunesse pour « livre[r] la marchandise rapidement autant que possible ». 

Avec les informations de Marion Bérubé

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