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Rapport Laurent : les intervenants de la Mauricie-Centre-du-Québec se sentent entendus

Un garçon est assis seul sur un bloc de béton.

Un garçon est assis seul sur un bloc de béton.

Photo : Ivanoh Demers

Radio-Canada

Ingrid Garceau, une intervenante d'expérience qui a récemment quitté son poste à la DPJ parce qu'elle n'en pouvait plus des conditions de travail, sent que la commission Laurent a entendu la détresse de ses confrères et consoeurs.

Ils ont nommé leur détresse, leurs difficultés et la charge de cas qui est trop lourde. Qu'elle le nomme et que ce soit déposé dans un rapport, c'est une chose, mais maintenant il faut voir ce que le gouvernement va en faire, réclame Ingrid Garceau. Elle se demande ce que le gouvernement fera concrètement pour soutenir les intervenants.

Plus d’une soixantaine de postes d'intervenants sont vacants au sein de la DPJ de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec. La commission Laurent souligne que plus les intervenants seront soutenus, plus ils seront en mesure de soutenir les enfants. Pour ce faire, on recommande d'ajuster la charge de travail des intervenants en fonction des besoins réels des enfants et des familles et d'alléger la charge mentale des intervenants en les délestant de certaines tâches administratives.

Jean-Christophe Coté-Benoit, représentant syndical régional de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), estime que les recommandations de la commission Laurent font écho aux demandes de son syndicat. D'avoir quelqu'un qui vient reconnaître qu'on a besoin de temps pour développer cette expertise-là, c'est fabuleux pour nous, se réjouit-il.

Dans son rapport, Régine Laurent valorise le travail des intervenants et estime qu’il doit être reconnu comme une spécialité. Elle propose de créer un nouveau titre d'emploi spécialisé d'intervenante en protection de la jeunesse avec des conditions et des avantages qui reflètent le niveau de responsabilités et la complexité du travail.

Pour la présidente de l’APTS, le rapport est un projet de société. On vient vraiment replacer [au centre] le bien-être et les besoins des enfants, a déclaré Andrée Poirier à l’émission En direct. Les intervenants ont exprimé le souhait que toutes les recommandations du rapport soient concrètement appliquées par le gouvernement provincial.

Avec les informations de Julie Grenon

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