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Commission Laurent : l’Abitibi-Témiscamingue espère voir les recommandations se concrétiser

Gros plan de Régine Laurent.

Régine Laurent, présidente de la Commission spéciale sur les droits de l'enfant et la protection de la jeunesse.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

En Abitibi-Témiscamingue, le dépôt du rapport final de la Commission Laurent est accueilli de façon généralement positive. Cependant, des intervenants du milieu émettent quelques réserves.

La Commission Laurent avait pour but d'examiner les dispositifs de la protection de la jeunesse et d'émettre des recommandations pour l'améliorer. La représentante nationale pour l'APTS en Abitibi-Témiscamingue, Claudie Beaudoin, se réjouit de voir qu’une des recommandations est de reconnaître et de revoir la charge de travail des intervenantes en protection de la jeunesse.

Ça fait longtemps qu’on dit que les charges de travail doivent être évaluées et adaptées selon la lourdeur des dossiers, la lourdeur des cas que les intervenantes prennent en charge. Ça, c’est une recommandation dans le rapport. Donc juste ça, ça va faire en sorte que le travail va être plus facile pour les intervenantes, remarque Claudie Beaudoin.

Elle rapporte que présentement, il manquerait entre 40 et 50 personnes pour pourvoir tous les postes d’intervenant en protection de la jeunesse en Abitibi-Témiscamingue.

On se retrouve avec une surcharge sur les intervenantes qui demeurent en poste, donc c'est impératif que l'ensemble des postes doive être comblé. C’est la première des choses. Probablement que pour suffire à la tâche, il faudrait en ajouter dans la région, insiste Claudie Beaudoin.

Prendre en compte les réalités autochtones et régionales

Le rapport recommande de soutenir l’autonomie gouvernementale des communautés autochtones en protection de la jeunesse. La directrice générale du centre famille enfance anishinabe Mino Obigiwasin, Peggy Jérôme, espère que ces écrits se traduiront en changements concrets.

On souhaite être des exemples avec notre prise en charge et prouver qu’on est de bons êtres humains capables de prendre soin de notre population, affirme-t-elle. Tout le monde se connaît, on se connaît. C'est ça la clé, aussi, de connaître les gens avec qui on a grandi et de pouvoir aller plus dans l'approche humaine.

Elle souhaite que l’on accorde aux communautés autochtones les ressources nécessaires pour devenir entièrement responsables de la protection de la jeunesse.

Une salle de conférence où sont assises une quinzaine de personnes.

Un forum citoyen sur la protection de la jeunesse a eu lieu à Rouyn-Noranda en 2020. (archives)

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

La présidente de la Fédération des familles d’accueil et ressources intermédiaires du Québec, Geneviève Rioux, croit que le rapport permet de prendre en compte les besoins distincts à chaque région

On a vu qu’il y avait des recommandations au niveau ethnique, on a vu des recommandations au niveau des Autochtones aussi. C’est important et puis je pense que par ces biais-là différents, oui, on va aller chercher une réponse régionale, estime-t-elle.

La coordonnatrice aux programmes pour l’organisme Espace Abitibi-Est, Audrey Petit, espère que les recommandations se concrétiseront sur le terrain.

Ce document-là, c’est comme un document de rêve. C’est une super belle vision de comment, en tant que société, on peut arriver à mettre les enfants de l’avant et au coeur de nos préoccupations parce qu’ils sont aussi des membres de notre société [...] Il reste à voir comment le gouvernement va appliquer ça, qu'est-ce qui va être mis en marche, parce ce qu’il y a là, ce sont des écrits, conclut-elle.

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