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Meurtre de Laurie-Anne Grenier : « Tu m'as poussé à bout », aurait écrit son conjoint

Visage de Laurie-Anne Grenier.

Laurie-Anne Grenier avait 27 ans au moment de sa mort.

Photo : Laurie-Anne Grenier/Facebook

En pleine crise de jalousie, ne supportant pas l’idée de « retourner en prison », Vincent Boucher aurait tué sa conjointe Laurie-Anne Grenier dans son appartement de Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie, le 15 décembre 2018, avant d'écrire des aveux. Son procès s’est ouvert lundi.

Jchui dsl bébé je t'aime mais on se revoit au ciel. [...] Tu m'a poussé à boute [sic]. Ce sont les mots de la lettre que Vincent Boucher aurait abandonnée sur le corps de Laurie-Anne Grenier après l'avoir poignardée à mort, quatre mois après le début de leur relation.

Le couple battait de l’aile. Voulant reconquérir Laurie-Anne Grenier, Vincent Boucher se serait rendu à son appartement de Saint-Jean-sur-Richelieu la veille du drame.

L’accusé va faire le ménage du logement, acheter du vin ainsi que des cadeaux pour reconquérir Laurie-Anne, a expliqué le procureur aux poursuites criminelles et pénales Martin Bourgeois dans sa déclaration d’ouverture aux 13 jurés, lundi matin.

À son retour du travail, le 14 décembre, l’accusé aurait passé la soirée avec la victime et consommé alcool et cocaïne.

Photo des deux, tête contre tête.

Laurie-Anne Grenier et Vincent Boucher étaient en couple depuis quatre mois.

Photo : Facebook

Crise de jalousie

Vincent Boucher se serait fâché lorsqu’il s’est mis à soupçonner que Laurie-Anne Grenier avait eu une aventure avec un dénommé Charles.

La femme de 27 ans se serait emparée de son cellulaire avant d’aller se cacher dans une autre pièce. L’accusé aurait été furieux, craignant qu’elle n’appelle la police.

Il est hors de question pour l’accusé de retourner en prison, a mentionné Me Bourgeois aux jurés, sans donner de détails sur le passé de Vincent Boucher.

Il aurait tenté de la maîtriser, mais elle crie et se débat. Il lui commande d'arrêter et l'avertit qu'il sera obligé de faire quelque chose sinon, car il n'accepte pas qu'elle l'ait trompé et il est hors de question pour lui de retourner en prison puisque sa liberté est précieuse, selon le ministère public.

Après l'avoir poignardée, comme elle ne meurt pas assez vite, il l'aurait étranglée et poignardée à nouveau.

Une lettre incriminante

L'accusé aurait lui-même tenté de s'enlever la vie, mais sans y parvenir. Comme rien ne fonctionne, il placera les cadeaux qu’il avait achetés initialement sur le corps inerte de Laurie-Anne, puis il s’endort à ses côtés.

Un savon, une pierre en forme de cœur et un bibelot de chien sont retrouvés sur une lettre dont l'écriture est difficile à déchiffrer, qui se conclut par : J'tai jamais frappé mes tu m'as menacé pour rien, je retourne pas en prison, dsl pour tes proches [sic].

Trois objets, dont un coeur, une décoration de Noël et un sachet, sont déposés sur une table.

Les « cadeaux » qu'avait achetés Vincent Boucher pour reconquérir et Laurie-Anne Grenier.

Photo : Courtoisie

Vincent Boucher se serait ensuite rendu à Sainte-Adèle, où il aurait fait des aveux à sa mère avant d'être arrêté par la Sûreté du Québec (SQ) le 15 décembre en soirée.

La scène de crime

Lorsque son corps a été découvert dans la salle de bain de son appartement, Laurie-Anne Grenier avait des sachets Ziploc dans la bouche, a décrit l'enquêteur de la SQ Christian Bernier, comme des sachets de consommation de drogue. Un cellulaire cassé en deux a été retrouvé dans la cuvette de toilette.

Des voisins ont affirmé avoir entendu du vacarme pendant la nuit comme si on lançait des objets, a dit Jocelyne Guérin, qui demeurait sous l'appartement du couple. Des bangs comme s'ils déménageaient, a décrit un autre voisin, Alain Doiron.

Vincent Boucher admet avoir causé la mort de Laure-Anne Grenier, mais nie avoir commis un meurtre au premier degré.

Une pièce en désordre. Certains objets sont identifiés par des numéros; il s'agit de pièces à conviction.

La cuisine de l'appartement où le meurtre de Laurie-Anne Grenier est survenu.

Photo : Document présenté en cour

Le ministère public prévoit faire entendre une dizaine de témoins et présentera au jury la vidéo de l'interrogatoire de l'accusé avec la police.

Le procès se tient devant le juge de la Cour supérieure Marc-André Blanchard. La défense est représentée par les avocates Valérie La Madeleine et Christine Brosseau. Les procureurs aux poursuites criminelles et pénales sont Martin Bourgeois et Nicolas Rochon.

Le procès se poursuit mardi.

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