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Six grands chantiers pour Tourisme Bas-Saint-Laurent

Kamouraska, ses champs et le fleuve vus des airs

La municipalité de Kamouraska.

Photo : Martin Morrisette

Radio-Canada

Le Bas-Saint-Laurent a concocté un ambitieux plan stratégique quinquennal pour se démarquer auprès de la clientèle touristique. Pour réaliser ses ambitions, l’industrie devra par contre contrer un important problème de pénurie de main-d'œuvre.

La région souhaite se hisser au rang des régions touristiques les plus prisées de l’est du Canada d'ici 2030. La région veut développer une offre quatre saisons tant par le développement des attraits que de l'hébergement.

L’avenir, selon l’organisme, passe par un tourisme durable et responsable sur le plan écologique.

Six secteurs d’activités sont prioritaires pour développer de nouveaux attraits :

  • Vivre le Saint-Laurent
  • Aventures en nature
  • Tourisme gourmand
  • Tourisme d’affaires et d’événements
  • Tourisme hivernal
  • Culture et histoire

Il faut continuer d'aller de l'avant, il n’y a pas tellement de régions qui ont déjà la nature, qui ont déjà un potentiel de développement d'affaires. C’est le "quatre saisons" sur lequel on va avoir à travailler et qui est, pour nous, le plus porteur de résultats concrets dans les prochaines années, précise le directeur général de Tourisme Bas-Saint-Laurent, Pierre Lévesque.

Les défis

Cependant, augmenter le nombre de visiteurs, d’attraits et d’unités d’hébergement afin de faire grimper les recettes touristiques ne se fera pas sans effort.

Un pianiste joue devant une salle bondée aux Jardins de Métis

Un thé littéraire aux Jardins de Métis (archives)

Photo : Radio-Canada

Le plan stratégique permet de faire le point sur les obstacles à franchir, dont le principal, à court terme, demeure la rareté de main-d'œuvre, mais aussi le manque de promoteurs et de relève entrepreneuriale.

Tourisme Bas-Saint-Laurent a aussi besoin d’une vaste transformation numérique afin d’être notamment plus présent sur les réseaux sociaux, mais aussi pour faciliter la réalisation de transactions numériques.

Le financement, notamment l’accès aux capitaux, est aussi une faiblesse.

Une desserte aérienne complexe, l’image de destination de passage et la méconnaissance de l’industrie par certains acteurs régionaux sont aussi des éléments auxquels est confronté le développement du tourisme.

Une tournée

Comme ce plan de développement et de structuration de l'offre touristique vise à accompagner l'industrie dans cette transition, le directeur général de Tourisme Bas-Saint-Laurent entreprendra une tournée pour rencontrer différents acteurs de l’industrie au cours des prochaines semaines. On veut taper la trail pour que les gens comprennent que c'est vers là qu’on s'enligne, indique M. Lévesque.

Pour y parvenir, les cinq prochaines années seront cruciales afin de développer une identité régionale forte, estime l’organisme.

Un groupe de touristes sont entrain de se préparés à quitter le large pour aller faire du kayak dans le fleuve.

Tourisme Bas-Saint-Laurent mise sur les activités entourant la découverte du fleuve pour se tailler une place comme destination.

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Parmi les orientations proposées, celle du tourisme d'affaires réjouit déjà l’industrie. C’est un secteur qui peut entraîner des retombées économiques importantes, souligne Joanna Lortie, vice-présidente de l'hôtel Universel à Rivière-du-Loup.

Quand on fait venir, dit-elle, des congrès de centaines de milliers de personnes dans une ville ou dans une région, évidemment ces gens-là dépensent énormément dans cette région et souvent, ils ont des activités touristiques, ils vont voir des attraits, font des randonnées, vont magasiner. Le palais des congrès de Rivière-du-Loup est déjà le quatrième en importance de la province.

Tourisme Bas-Saint-Laurent évalue l’ensemble des retombées du secteur touristique à 345 millions par année.

Plus de 1,1 million de visiteurs s’arrêtent dans la région chaque année. Environ 9 % de la main-d’œuvre régionale travaille dans l’industrie touristique.

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