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Les effets de la pandémie sur la santé mentale persistent, révèle un sondage

Un homme se frottent les yeux  en signe d'épuisement devant son ordinateur portable posé sur une table.

Les résultats du sondage démontrent notamment que le temps passé devant un écran a augmenté de 60 % en Colombie-Britannique.

Photo : iStock

La pandémie de COVID-19 a un effet négatif persistant sur les émotions, révèlent les résultats d’un sondage de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) et de l’Association canadienne pour la santé mentale, publiée dans le cadre de la Semaine de la santé mentale.

En Colombie-Britannique, 37 % de la population ont indiqué que leur santé mentale s’était détériorée depuis le début de la pandémie. À l’échelle nationale, cette proportion augmente auprès des jeunes de 18 à 24 ans, chez qui la santé mentale d’une personne sur deux s’est détériorée.

[Au Canada] les cinq réponses qui sont revenues le plus souvent sont des émotions que nous caractérisons comme étant négatives ou qui présentent un défi, souligne l’une des responsables de la recherche et professeure adjointe en soins infirmiers à l'UBC, Emily Jenkins.

La moitié de la population a également indiqué n'avoir ressenti aucune émotion positive dans les deux semaines précédant la collecte de données, ajoute-t-elle.

Il s’agit du troisième sondage réalisé par l’Université de la Colombie-Britannique et l’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM) qui a pour but de déterminer l’évolution de la santé mentale des Canadiens depuis l’arrivée de la pandémie.

Ce que nous observons, c’est que les défis émotionnels auxquels la population faisait face persistent depuis le début de la pandémie, ce qui n’est pas très surprenant.

Une citation de :Emily Jenkins, Université de la Colombie-Britannique

Dans la province, l’optimisme se place tout de même au troisième rang des réponses avec 31 % de la population qui assure être optimistes face à la crise sanitaire. Plus de 80 % des Britanno-Colombiens assurent aussi bien ou passablement bien composer avec le stress lié à la pandémie.

Les facteurs qui favorisent le bien-être sont des éléments globaux, comme la sécurité sociale et économique, l’absence de violence, de dangers et de traumatismes, ainsi que l’accès à des ressources en santé mentale, écrit la chef de la direction nationale de l’ACSM, Margaret Eaton, dans un communiqué.

Parler de nos émotions et de nos expériences avec nos proches peut aider à surmonter ce moment qui est difficile, soutient de son côté Emily Jenkins.

Hausse du temps d'écran

Pour aider à gérer le stress de la pandémie et à s’adapter à la nouvelle réalité, les Britanno-Colombiens ont été les plus nombreux à augmenter la fréquence de leurs activités physiques à l’extérieur et 44 % d’entre eux affirment garder de saines habitudes de vie.

Les résultats du sondage démontrent également que le temps d’écran a augmenté de 60 % à travers la province.

L’Université de la Colombie-Britannique et l’Association canadienne pour la santé mentale comptent poursuivre leur étude notamment pour mesurer la réceptivité de la population face à la campagne de vaccination.

Méthodologie :

L’enquête a été menée par une équipe de chercheurs de l’Université de la Colombie-Britannique et l’Association canadienne pour la santé mentale, en collaboration avec Maru/Matchbox. Les données ont été recueillies entre le 18 et le 22 janvier 2021 auprès de 3034 répondants à partir d'un panel en ligne. Les données ont été pondérées pour s’assurer que l’échantillon est représentatif de la population canadienne adulte selon l’âge, le genre, la région et le revenu familial. La marge d’erreur maximale est de 1,79 % à un niveau de confiance de 95 %.

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