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L’économie de l’Abitibi-Témiscamingue a bien traversé les remous de la pandémie

Au fond de la mine, des camions arrosent le sol.

L'industrie minière et forestière prédominante dans la région a permis à l'économie régionale de passer à travers la pandémie. (archives)

Photo : Radio-Canada / Frank Desoer

L’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC) fait le constat que l’Abitibi-Témiscamingue a réussi à traverser avec succès les remous économiques causés par la pandémie.

Les résultats des travaux de l’IREC seront présentés cette semaine dans le cadre d’une tournée destinée aux membres de la Fédération des travailleurs du Québec et du Fonds de solidarité FTQ. Ces trois jours de formation visent à sensibiliser les militants de la région sur les effets de la pandémie et sur les défis économiques qu’impose cette crise.

Selon Robert Laplante, directeur général de l’Institut de recherche, la prédominance du secteur primaire en Abitibi-Témiscamingue explique les bons résultats de la région.

La situation ici a été strictement conjoncturelle, explique-t-elle. Dès le 8e ou le 9e mois après le début de la crise, on est revenu au taux de chômage historique de 3,5 %, soit pratiquement le plein emploi. La région n’a pas subi de déstructuration de son économie. On a vécu une crise différenciée, avec des secteurs plus touchés que d’autres, comme la restauration, l’hébergement ou le tourisme. Mais toute proportion gardée, la vigueur des entreprises agroforestières et minières a permis de faire face à cette vague-là.

Une affiche indique «Nous embauchons, 14 $ de l'heure».

Le milieu de la restauration et celui de l'hébergement traversent pour leur part des moments difficiles. (archives)

Photo : Radio-Canada / Sébastien Gaudet

Robert Laplante reconnaît que, même si l’économie de la région roule à plein régime, les défis auxquels elle était confrontée avant la pandémie demeurent bien présents, notamment la rareté de la main-d’œuvre.

Les secteurs qui souffraient des difficultés de recrutement ne sont pas plus avancés qu’avant, avance-t-il. Ça tient à des conditions économiques, mais aussi à des facteurs socio-économiques comme l’offre de services publics, le logement, la culture ou encore les infrastructures publiques. Ce sont tous des éléments qui contribuent à l’attractivité d’une région et à son pouvoir de rétention. Le défi est structurel et il va nécessiter des mesures importantes, sur une longue période. Pour que ça fonctionne, il faudra une forte mobilisation de tous les acteurs du milieu.

Le directeur général de l’IREC croit aussi que la pandémie aura des impacts à long terme sur plusieurs secteurs de l’économie de la région.

Certains vont clairement rester malmenés, notamment le commerce de proximité, bouleversé par l’accélération des achats en ligne, soutient Robert Laplante. Les secteurs du tourisme et de l’hébergement vont aussi devoir revoir leurs façons de faire, même si les pertes pourraient être contrebalancées par l’augmentation du tourisme interrégional, comme on l’a vécu l’été dernier. Peut-être qu’une réduction des mesures pour la saison à venir pourra leur donner de l’oxygène.

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