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La demande et les prix de l’immobilier explosent à Canmore

Un panneau "vendu" devant une maison de Canmore.

Le prix moyen d'une maison individuelle typique approche les 1,1 million de dollars à Canmore.

Photo : CBC / Bryan Labby

Radio-Canada

À Canmore, en Alberta, le prix des propriétés flambe, et alors que certains biens se vendent bien au-dessus des prix demandés, la situation inquiète la communauté qui ne veut pas devenir un repère pour les privilégiés.

Quelques minutes après avoir publié en ligne l’annonce d’une maison cotée à 1,5 million de dollars à Canmore, le téléphone de l’agente immobilière Jill Law s’est mis à sonner.

Après seulement trois jours et 31 visites, elle avait reçu 11 offres pour le bien, y compris une offre d’une famille ayant écrit un mot personnalisé au vendeur en y prenant le soin d’y inclure une photo de famille.

Pour elle, il s’agit sûrement de l’offre gagnante dans un marché immobilier en plein essor et qui voit de plus en plus d’offres et des propriétés se vendre bien souvent au-dessus du prix demandé.

Selon les professionnels de l'immobilier, les observateurs du marché et les résidents de longue date, plusieurs facteurs entrent en jeu, notamment la pandémie et la faiblesse des taux d'intérêt.

Mais la flambée des ventes et la hausse des prix suscitent des inquiétudes dans la communauté - qui se considère toujours comme un endroit où les familles peuvent élever leurs enfants plutôt que comme un terrain de jeu exclusif pour les privilégiés.

Aujourd’hui pourtant, le prix moyen d'une maison à Canmore se rapproche de 1,1 million de dollars, selon le prix de référence de l'Association albertaine du marché immobilier.

Une demande qui surpasse l’offre

Les ventes sont en hausse, l'inventaire est en baisse, explique Dan Sparks, l'un des agents immobiliers les plus actifs de Canmore, qui vend des maisons dans la vallée de la Bow depuis 20 ans.

C’est ce manque d’offre pour une demande soutenue qui cause l’augmentation des prix, selon Ann-Marie Lurie, économiste en chef avec l’Association albertaine du marché de l’immobilier. Et certaines hausses de prix s’avèrent astronomiques.

Un homme se tient devant un parc.

Selon l'agent immobilier Dan Sparks, les gens peuvent travailler à domicile de manière permanente et choisissent Canmore comme base pour s'établir.

Photo : CBC / Bryan Labby

L’agente Kelly McMillan, de ReMax Alpine Realty, affirme avoir vendu un condominium de deux chambres et deux salles de bain pour 50 000 $ de plus que les 600 000 $ demandés. Un bien qui avait été acheté par son propriétaire il y a quatre ans pour...350 000 $.

Pour M. Sparks, la pandémie a poussé les gens à chercher des propriétés dans la petite ville des Rocheuses. Même si les habitants de Calgary et d’Edmonton sont les plus représentés, il affirme recevoir des appels de Toronto, Montréal...et même de l’Allemagne.

Les gens travaillent à domicile depuis un certain temps, et ils peuvent continuer à le faire. Et s'ils peuvent le faire, alors ils le feront là où ils veulent être, croit-il.

Une ville de moins en moins abordable

Dans ce contexte, il devient donc de plus en plus compliqué de trouver une maison traditionnelle. L’agent immobilier affirme que, la semaine dernière, il n'y avait que deux maisons disponibles pour moins de 1 million de dollars, et seulement cinq étaient sur le marché pour moins de 1,5 million de dollars.

Le prix moyen d'un condominium à Canmore est aujourd’hui de 500 000 $.

Un projet de 10 logements abordables est attendu pour 2022 et déjà, 150 personnes se trouvent sur la liste d’attente pour un achat ou une location.

Des appartements.

Le projet immobilier Three Sisters Village, à Canmore, devra comprendre 20 % de logements abordables, selon les souhaits du conseil municipal. Le projet sera à nouveau débattu le 11 mai 2021.

Photo : CBC / Bryan Labby

Récemment, le conseil municipal a approuvé un méga projet immobilier, Three Sisters Village, tout en votant un amendement qui oblige le promoteur à offrir au minimum 20 % des logements construits à un prix abordable ou logements subventionnés.

La Ville a aussi récemment fait savoir qu'elle envisageait d’autoriser la construction d’appartements secondaires dans les quartiers existants. Des incitations financières sont offertes aux propriétaires pour ajouter ce qu'elle appelle des logements accessoires.

Jusqu'à présent, seuls trois propriétaires ont demandé ces subventions qui s’élèvent à 20 000 $.

L'accessibilité au logement à Canmore sera toujours un problème, reconnaît pourtant Dan Sparks. Une réalité confirmée par le maire de la ville, John Borrowman, qui affirme que depuis des années, de jeunes familles quittent Canmore, car leur pouvoir d'achat ne leur permet simplement pas de rester.

Avec les informations de Bryan Labby

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