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Le campement de fortune du boisé Steinberg démantelé

Un homme lourdement chargé marche sur l'herbe.

Les occupants du boisé Steinberg ont dû quitter les lieux, à la demande du ministère des Transports du Québec.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Les occupants du boisé Steinberg, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, se sont vus contraints de plier bagage. Le campement a été démantelé dans le calme, lundi après-midi, sous la surveillance des agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

La vingtaine de campeurs avaient reçu samedi un avis écrit du ministère des Transports du Québec (MTQ), à qui appartient le terrain, leur signifiant de quitter les lieux au plus tard lundi.

Les premiers occupants avaient installé tentes et roulottes à la mi-avril.

Peu après 16 h, les campeurs avaient bel et bien quitté les lieux. Des membres du groupe d'intervention tactique du SPVM leur avaient formellement demandé de quitter le boisé vers 14 h.

Des dizaines de manifestants, dont certains arrivés à la première heure lundi matin, sont venus occuper le terrain au cours du démantèlement des installations afin d'offrir leur soutien aux campeurs.

Des conteneurs avaient été mis à la disposition des occupants pour qu'ils y rangent leurs effets personnels.

Le démantèlement s'est déroulé dans le calme, malgré une présence policière de plus en plus importante au fil des heures. Pour assurer le bon déroulement de l'évacuation, la rue Hochelaga a été fermée à la circulation, entre la rue Viau et le boulevard de l'Assomption.

En matinée, quelques campeurs avaient décidé de déplacer leurs pénates sur un terrain vague se trouvant tout près du boisé, non loin du boulevard de l’Assomption. Ils ont toutefois été rapidement chassés de l’endroit par les policiers.

Des policiers casqués et munis de boucliers avancent sur le trottoir.

De nombreux policiers étaient prêts à intervenir pour faire partir les occupants du campement.

Photo : Radio-Canada / Daniel Thomas

Le MTQ a justifié sa décision d’expulser les campeurs en citant une recommandation récente du Service de sécurité incendie de Montréal, qui suggérait au ministère de prendre en charge le terrain en raison du grave danger d’incendie que la situation représentait.

Mais pour Michel Monette, directeur général de Care Montréal, un organisme qui vient en aide aux itinérants, le campement n'était pas plus dangereux qu’un camping n’importe où au Québec.

M. Monette a fait savoir que son organisme avait proposé aux autorités de prendre en main la coordination du site et de le sécuriser avec leur aide. Il n’y a pas de raison de démanteler le camp si on sécurise la place. Et le terrain ne sert à rien, donc il n’y a pas de raison de sortir les gens, a-t-il soutenu.

Pour sa part, Nathalie Goulet, responsable de l'inclusion sociale et de l'itinérance à la Ville de Montréal, a déclaré que la Ville ne pouvait pas tolérer les campements organisés.

Les campeurs seront assurés d'avoir un endroit où dormir et de quoi se nourrir dès lundi soir, a affirmé la Ville.

Le boisé Steinberg est le deuxième campement montréalais d'itinérants à être démantelé par les policiers. Au début de décembre, les occupants d'un campement installé sur un terrain longeant la rue Notre-Dame ont également été délogés. Ce campement s'était maintenu pendant presque six mois.

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