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Un jeune Autochtone crée son entreprise de menuiserie pour payer ses études

Josh Cameron devant des poutres de bois.

Josh Cameron a fondé sa propre petite entreprise de menuiserie.

Photo : Josh Cameron

Radio-Canada

Josh Cameron, un jeune Anishinabe de la région de Kenora, est devenu son propre patron en créant une entreprise de fabrication et de vente de plumes de cèdre et de bacs à plantes.

Le jeune homme de 18 ans a eu cette idée comme moyen pour gagner de l'argent en période de pandémie, car les possibilités d'emploi pour les étudiants étaient rares.

Je peux travailler à tout moment de la journée, il suffit d'écouter de la musique et de travailler, dit-il.

Membre de la nation Niisaachewan Anishinabe, située juste au nord de Kenora, Josh Cameron affirme qu'il aidait son père entrepreneur et qu’il était donc à l'aise avec les outils et avait une certaine expérience du travail avec le bois.

Un bac à plantes en cèdre.

Un bac à plantes construit par Josh Cameron.

Photo : Josh Cameron

Il a passé l'été dernier à fabriquer des jardinières, mais cette année, il voulait créer quelque chose de nouveau et d'artistique qui n'avait pas qu'une utilisation saisonnière.

Il était aussi nécessaire de créer un projet plus petit et plus économique puisque le prix du bois a triplé.

Un soir, ses parents et lui examinaient différentes formes de cèdre, et l'image d'une plume est apparue.

C'est un modèle assez simple. Je me suis surpris de voir à quel point c'était beau, affirme Josh.

Des plumes en cèdre.

Chaque plume est faite de plusieurs pièces de cèdre qui sont peintes individuellement.

Photo : Josh Cameron

L'année précédente, la mère de Josh s'est servie de Facebook pour vendre ses boîtes en cèdre.

Une fois de plus, elle s'est tournée vers les médias sociaux pour montrer la dernière création de son fils, et les commandes sont arrivées de Kenora et de Fort Frances, et même de Toronto.

Tout cela est venu par nécessité avec la pandémie, mentionne Tania Cameron.

De nombreuses organisations pour les emplois d'été sont fermées et n'acceptent pas d'étudiants, précise-t-elle.

Elle souligne que son fils avait toujours été habile et avait suivi son père sur les chantiers depuis qu'il était petit.

La plume résonne tellement chez les gens, dit-elle, en se disant ravie de l’ambition de son fils pendant la pandémie.

Un jeune garçon autochtone qui fait de la construction.

Depuis qu'il est jeune, Josh Cameron a travaillé avec son père, un entrepreneur en construction.

Photo : Josh Cameron

Vanessa Powassin de la Première Nation de Windigo Island, à l'est de Kenora, a acheté un certain nombre de jardinières et un ensemble de plumes.

C'est agréable de voir ces jeunes prendre des initiatives et essayer de créer une entreprise avec ce qu'ils ont, dit-elle.

Josh se dit heureux que les gens souhaitent acheter les choses qu'il a fabriquées.

Cet été, son objectif est d'économiser de l'argent pour payer l'université où il ira faire ses études à l'automne. Il souhaite aussi créer de nouveaux modèles.

Avec les informations de CBC

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