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Toujours pas de retour au travail chez Olymel en Beauce

Des travailleurs manifestent devant l'usine Olymel à Vallée-Jonction.

Les travailleurs de l'usine Olymel de Vallée-Jonction sont sans convention collective depuis le 1er avril (archives).

Photo : Radio-Canada / Pascal Poinlane

Après cinq jours de grève générale illimitée, les activités de l’usine Olymel à Vallée-Jonction sont toujours suspendues. Une première rencontre de conciliation est prévue pour mercredi.

Olymel n’a toujours pas réussi à s’entendre avec les 1100 travailleurs de son usine de Vallée-Jonction, sans contrat de travail depuis le 1er avril.

Même si une rencontre de négociations aura lieu en présence d’un conciliateur mercredi, le président du syndicat soutient qu’il sera inflexible quant à un retour au travail des employés.

Ça se fera seulement quand l’assemblée générale va décider d’accepter la convention collective qui sera offerte. Tant qu’on n’aura pas ça, il n’y a rien qui va se faire, affirme Martin Maurice.

Les points en litige concernent notamment les conditions salariales. Les travailleurs ont déposé une première offre le 19 avril, mais n’ont toujours pas eu de réponse de la part de l’entreprise.

Notre demande, c’est que l’employeur nous donne son enlignement. On s’attend à ça mercredi, précise M. Maurice.

Augmentation salariale de 35 %

Les requêtes syndicales seraient toutefois trop ambitieuses, a répondu Olymel la semaine dernière. L’augmentation salariale demandée équivaut à une hausse de 35 % sur un an.

On ne peut pas aller là, ça nous sortirait du marché, avait soulevé le porte-parole de l’entreprise, Richard Vigneault.

Sans vouloir confirmer cette demande pour ne pas négocier sur la place publique, le syndicat rappelle que les employés d’Olymel ont encaissé une baisse salariale de près de 40 % en 2007.

Il y avait eu plusieurs menaces de fermeture. Depuis ce temps, on n’a pratiquement rien rattrapé. C’est assez. Si on veut garder notre main-d’œuvre, il faut la payer.

On avait sauvé l’industrie. Maintenant, c’est le moment de sauver les travailleurs.

Une citation de :Martin Maurice, président du syndicat des travailleurs de l'usine Olymel de Vallée-Jonction

Les éleveurs sur un pied d’alerte

Les Éleveurs de porcs du Québec continuent à surveiller la situation de près, car la suspension des activités de l’usine peut avoir des conséquences importantes dans l’industrie porcine.

Chaque semaine, c’est en moyenne 38 000 bêtes qui se font abattre à Vallée-Jonction.

En janvier, des éclosions de COVID-19 dans les usines d'Olymel avaient eu comme conséquence que plus de 145 000 porcs étaient en attente d'une place dans un abattoir du Québec.

Si ce nombre a chuté à 17 000 il y a quelques jours, le présent arrêt de travail pourrait de nouveau le faire grimper.

On est en communication constante avec les représentants d’Olymel pour limiter les conséquences du conflit de travail. Que ce soit avec la COVID ou ce genre de conflits, tout est très fragile. Alors, on suit ça de près, répond le conseiller principal aux communications des Éleveurs de porcs, Frédéric Labelle.

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