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Un couvre-prothèse fabriqué à Rouyn-Noranda attire l’attention sur les médias sociaux

Éric Brunette et Francis Pépin devant le lac Osisko.

Éric Brunette et Francis Pépin ont eu l'idée de concevoir une coquille esthétique pour améliorer l'apparence d'une prothèse.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Une coquille esthétique destinée à recouvrir la prothèse d’une personne amputée a attiré l’attention sur les médias sociaux la semaine dernière.

Conçue et fabriquée à Rouyn-Noranda par l’entreprise Innovscan, la coquille a suscité l'intérêt de plusieurs internautes, alors que plus de 60 000 personnes ont vu la publication Facebook présentant le nouveau produit.

Le président d’Innovscan, Éric Brunette, souligne que plusieurs spécialistes de la santé ont démontré de l’intérêt pour le couvre-prothèse.

On a eu plusieurs questionnements à savoir si c’était fait au Québec. Certains orthopédistes, qui font affaire avec des compagnies basées à l’extérieur du Canada, se demandaient si c’était possible d’avoir tout le produit fait à 100 % au Québec. La réponse c’est oui, c’est possible, affirme-t-il fièrement.

Innovscan est une firme de rétro-ingénierie, qui œuvre principalement dans les domaines mécanique, minier et forestier. N’importe quel objet dans le monde réel, on est capable de le transformer en modèle 3D sur ordinateur. Que ce soit une jambe, comme dans le projet ici ou que ce soit un véhicule minier, on peut modéliser la pièce souhaitée et la convertir en modèle 3D, explique M. Brunette.

L’idée de concevoir ce recouvre-prothèse a fait son apparition un soir où Éric regardait une partie des Canadiens avec son voisin, Francis Pépin, dont la jambe gauche est amputée.

Depuis longtemps, je me promenais l’été avec mes bermudas, avec seulement ma tige. On remarquait facilement que j’avais une jambe amputée. Maintenant, avec le modèle vraiment sophistiqué qu’Éric a fabriqué, on le remarque encore, mais d’un point de vue esthétique, c’est beaucoup plus approprié. Avec des pantalons longs, l’allure des jambes est beaucoup plus droite et naturelle, raconte M. Pépin.

Une coquille qui recouvre une prothèse sur une jambe.

Le recouvre-prothèse conçu et fabriqué par l'entreprise Innovscan de Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

La conception de la coquille a nécessité de nombreuses heures, alors que l’impression s’est étalée sur près de 50 heures. Tout le côté artistique est important. On aurait pu faire une coquille noire au complet, pas trop esthétique, mais si on veut que ce soit un coup d'œil qui frappe, c’est important d’y mettre le temps, affirme M. Brunette.

L’objectif d’Éric Brunette et de Francis Pépin était de parvenir à créer une coquille dont la forme était presque identique à la jambe droite de M. Pépin.

Avec notre technologie de numérisation 3D, on a d’abord scanné sa jambe droite qui est bonne, puis on a modélisé en 3D la surface, de la cheville jusqu’au genou. On a ensuite fait un miroir du modèle pour être capable de recréer une reproduction assez similaire de sa jambe, pour que ce soit symétrique et esthétique lorsqu’il n’a pas son pantalon par-dessus, décrit M. Brunette.

Francis Pépin avec la coquille conçue par Innovscan.

Francis Pépin affirme qu'il sera un fier ambassadeur de la coquille réalisée par Innovscan.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Avec l’engouement qu’a suscité sa coquille dans sa publication Facebook, M. Brunette indique qu’il amorcera sous peu des démarches en vue de commercialiser son produit à plus grande échelle.

On va faire une analyse de marché pour évaluer les besoins et déterminer les coûts, pour offrir un produit qui va être à la fine pointe et qui va satisfaire le besoin des clients, précise-t-il.

Avec Francis Pépin, Éric Brunette compte déjà sur un ambassadeur de choix. C’est certain que je vais le recommander à tous les autres amputés. C’est une belle merveille, et que ce soit mon voisin et ami de longue date qui soit le créateur, c’est encore plus magique pour moi, souligne M. Pépin.

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