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Un programme en santé mentale pour panser les blessures des pensionnats autochtones

Deux jeunes femmes peignent sur des canevas déposés par terre.

Le programme de soutien en santé mentale Sītoskawātowin offre des ateliers d'art, des consultations virtuelles et des cercles de partage.

Photo : fournie par Charlene Cote

Radio-Canada

Le Centre d’amitié autochtone et métis de Saskatoon offre un nouveau programme en santé mentale appelé Sītoskawātowin, un mot cri signifiant « soutien ».

Les travailleuses sociales et thérapeutes de l'organisme, Charleen Cote et Shauna Watcheson, ont trouvé ce nom à la suite de consultations auprès des aînés de leurs communautés.

Le centre, dont le nom officiel en anglais est Saskatoon Indian and Metis Friendship Centre (SIMFC), offre des consultations virtuelles et téléphoniques, ainsi que des rencontres individuelles et des cercles de partage occasionnels, le tout encadré par les protocoles usuels liés à la COVID-19. Il est possible de s’y présenter sans rendez-vous.

Selon le directeur général, Robert Doucette, la plupart des personnes qui ont recours aux services du Centre ont séjourné dans des pensionnats autochtones, séparés de force de leur famille.

Pour nous, il est vraiment temps de résoudre ces traumatismes intergénérationnels, tout en faisant face au racisme systémique subi au quotidien.

Une citation de :Robert Doucette, directeur général du SIMFC
Le directeur du centre d'amitié autochtone et métis de Saskatoon, Robert Doucette à côté des thérapeutes Shauna Watcheson et Charleen Cote.

Le directeur du Centre d'amitié autochtone et métis de Saskatoon, Robert Doucette, travaille avec les thérapeutes Shauna Watcheson et Charleen Cote.

Photo : fournie par Charlene Cote

Selon Shauna Watcheson, l’expérience urbaine peut causer son lot de traumatismes et mener à des dépendances, à la précarité et à l’itinérance.

L’attachement aux racines contribue à la popularité du centre auprès des populations qu'il dessert.

Je ne pense pas que les non-Autochtones puissent tout à fait saisir ou reconnaître ce lien qui unit les peuples autochtones. Peu importe d’où tu viens, peu importe ce que tu as vécu, peu importe où tu te trouves ou encore où tu te diriges, ce lien-là, tu le ressens, explique Shauna Watcheson.

L’objectif du programme est de nous réconcilier avec notre culture. Quand on sait d’où on vient, on peut davantage s'épanouir, renchérit Robert Doucette.

Avec les informations de Jessie Anton

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