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Quarantaine au N.-B. : des voyageurs partagés entre soulagement et frustration

Une chambre d'hôtel vide.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a annoncé en fin de semaine des exceptions à l'obligation de s'isoler à l'hôtel au retour d'un voyage non essentiel (archives).

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Radio-Canada

Des voyageurs se réjouissent de l’assouplissement des mesures de quarantaine que leur impose le gouvernement du Nouveau-Brunswick tandis que d’autres intervenants critiquent les communications des autorités à ce sujet.

Le gouvernement avait annoncé qu’à compter du 24 avril, les personnes qui rentraient d’un voyage non essentiel devaient s'isoler dans l’un des hôtels désignés pour cela, et qu’elles ne pouvaient pas s’isoler dans un domicile.

Mais, samedi, le gouvernement a indiqué un changement dans un communiqué : Il peut y avoir des cas individuels qui nécessitent une solution de rechange à un hôtel précis, comme une résidence unifamiliale. Chaque situation sera évaluée au cas par cas [...].

Zoé Neveu, étudiante à Saint-Hyacinthe au Québec, a reçu l'autorisation de traverser la frontière du Nouveau-Brunswick samedi. Selon elle, un agent à la frontière lui a annoncé ce jour-là que les règles changeaient à minuit. Elle peut s'isoler au sous-sol chez ses parents. Ces locaux comprennent une salle de bain, une cuisine et une entrée isolées.

C'était un soulagement parce que là, pendant la journée, je vais pouvoir aller dehors. Ça va être beaucoup mieux pour ma santé mentale que d'être prise comme une semaine dans une petite chambre d'hôtel. Mais en même temps, j’étais un peu fâchée de ne pas avoir eu de réponses, d'avoir été tellement stressée toute la semaine, affirme Zoé Neveu.

Ariane St-Coeur interviewée par vidéoconférence.

Les changements aux règles compliquent l'organisation des déplacements, explique l'étudiante Ariane St-Coeur.

Photo : Radio-Canada

Étudiante à l'Université de Sherbrooke, Ariane St-Coeur avait trouvé une chambre d’hôtel désignée, après de nombreux appels. Samedi, à l'aéroport du Grand Moncton, elle a appris qu'elle pouvait plutôt s'isoler chez ses grands-parents, comme prévu avant que les règles ne changent.

Ça n'a pas de bon sens, là. Tu ne peux rien organiser d'avance, là. Mes grands-parents ont eu trois heures de préavis qu'il fallait qu'ils sortent de la maison pour deux semaines, déplore Ariane St-Coeur.

Bruno Pondant interviewé par vidéoconférence.

Bruno Pondant était content d'apprendre que son couple pouvait passer sa période d'isolement à domicile après tout.

Photo : Radio-Canada

Bruno Pondant et sa femme, qui résident à Moncton, se sont rendus en Belgique pour des funérailles. De retour au Canada, à Montréal, ils ne pouvaient trouver une chambre d’hôtel désignée pour leur quarantaine à Moncton. M. Pondant est content d’avoir appris que le couple pouvait s’isoler à son domicile en fin de compte.

Mais oui, finalement, on est rentré à la maison, avec une journée de retard. C’est juste une journée. Compte tenu de la situation, ce n’est pas la fin du monde malgré tout. Je suis content. Je me dis que quelqu’un qui avait une tête sur ses épaules qui s’est dit que c’était peut-être un petit peu extrême ce qu’ils demandaient, que des résidents qui avaient un plan de quarantaine au Nouveau-Brunswick, qui avaient une résidence dans notre cas à Moncton, soient obligés d’aller faire une quarantaine dans un hôtel à 2 km de la maison, affirme Bruno Pondant.

J'avais presque envie de me pincer là que c'était presque un rêve parce que comme j'ai dit tout à l'heure, il y a eu énormément de frustration avec toutes ces mesures-là.

Une citation de :Bruno Pondant, résident de Moncton

La volte-face des autorités cause tout un casse-tête aux gestionnaires des hôtels désignés qui avaient prévu d’accueillir ces voyageurs.

Annie Doucet, directrice générale du Best Western Plus à Bathurst, affirme que plusieurs voyageurs annulent leurs réservations parce qu’ils peuvent maintenant s’isoler chez eux.

Frustrée, très frustrée, parce que si j'avais su ceci, je n'aurais pas [prévu] une très grande section de l'hôtel, déplore Mme Doucet..

Isabelle Thériault.

Isabelle Thériault, députée de Caraquet, critique les communications du gouvernement (archives).

Photo : Radio-Canada

Le manque de clarté des directives sème la confusion, selon la députée libérale de Caraquet, Isabelle Thériault.

Nous, on trouve que c'est désorganisé. Ça cause de l'inquiétude et du stress à la population. [...] Je crois que les communications auraient avantage à être plus claires, pas juste au cours de la dernière semaine, mais au cours de la dernière année, affirme Isabelle Thériault.

Le gouvernement conseille aux voyageurs qui souhaitent savoir s’ils peuvent s’isoler ailleurs que dans un hôtel désigné de lui envoyer un courriel à l’adresse suivante: TravelRegistration.EnregistrementVoyage@gnb.ca. Les autorités promettent de leur répondre selon l'ordre de leur arrivée prévue.

Avec les renseignements d’Isabelle Arseneau

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