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Conventions collectives du secteur public : les représentants syndicaux de l'Estrie déçus

Des écussons de la CSN.

Déception et insatisfaction, c’est ce qui ressort de la rencontre qui s'est tenue dimanche entre le premier ministre et les centrales syndicales qui représentent le secteur public.

Photo : Radio-Canada / Brigitte Marcoux

Radio-Canada

Déception et insatisfaction, c’est ce qui ressort de la rencontre qui s'est tenue dimanche entre le premier ministre et les centrales syndicales représentant le secteur public. Alors que François Legault voudrait en arriver à une entente d'ici deux à trois semaines, plusieurs syndicats déplorent que le premier ministre leur ait soumis la même entente qu'il y a un an.

J’ai été grandement déçu de notre premier ministre. Il met beaucoup de pression, mais avec rien de nouveau sur la table, regrette Denis Beaudin, président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) Estrie. J’aimerais qu’il puisse être aussi imaginatif à la table de négociation qu’il l’est en conférence de presse.

Denis Beaudin reproche au premier ministre d’avoir transformé des vérités en ce qui touche l'offre salariale. La proposition d'une augmentation de 5 % sur trois ans, avec des primes forfaitaires, est également insuffisante, selon lui.

[Le premier ministre] dit que l’offre monétaire est de 8 %. Ce n’est pas vrai. C’est une offre de 5 % qui pourrait être bonifiée de 1 %, selon l’inflation.

Une citation de :Denis Beaudin, président de la CSN Estrie

Danny Roulx, représentant de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et de services sociaux en Estrie (APTS), regrette lui aussi une offre insuffisante. On est en accord qu’on veuille que ça accélère. Mais il va falloir qu’on arrive à vraiment faire des changements dans le réseau de la santé et des services sociaux, indique-t-il.

Il craint aussi l'absence de changements concrets, ce qui entraînerait une lourdeur supplémentaire en milieu de travail. L’une de ses préoccupations concerne d'ailleurs la pénurie de main-d'œuvre dans les centres jeunesse. On est contents d’avoir des postes, mais présentement les DPJ travaillent très fort pour engager. Ils engagent tout le personnel qu’ils peuvent et ils ont des difficultés, poursuit-il.

S’il y avait d’autres travailleurs sociaux, psychoéducateurs, techniciens en travail social disponibles en Estrie, ils seraient engagés et ils travailleraient à temps plein. Alors, quand on nous promet des équivalents à temps complet, on comprend. Mais ça va prendre des conditions pour les avoir et les garder, conclut Danny Roulx.

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