•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La troisième vague aurait pu être moins grave en Saskatchewan, selon un expert

Demi-mesures et relâchement collectif, plusieurs facteurs aggravent la troisième vague.

Le microbiologiste, auteur et animateur de baladodiffusion Jason Tetro.

Selon le microbiologiste Jason Tetro, la campagne de vaccination a occasionné du laisser-aller dans la population.

Photo : fournie par Jason Tetro

Radio-Canada

Un microbiologiste affirme que la troisième vague qui frappe la Saskatchewan aurait pu être moins importante que ce qu’on observe actuellement. 

Le 1er mai, la province a enregistré 262 cas supplémentaires de COVID-19. Trois personnes sont décédées à la suite de complications liées au virus.

Là, on est en plein dedans, affirme le microbiologiste Jason Tetro, qui croit que la situation aurait pu être évitée.

Le problème, ce sont les demi-mesures appliquées à la va-vite, alors qu’il aurait fallu des réglementations plus rigoureuses, dès le départ. Et c’est pour ça qu’on en est là aujourd’hui , ajoute-t-il.

De plus en plus de jeunes sont touchés par les infections, selon le microbiologiste, qui anime également SASS, une baladodiffusion consacrée à la vulgarisation scientifique.

Durant la première vague, nous nous inquiétions pour nos parents et nos grands-parents. Maintenant, c’est pour nos amis.

Depuis le 30 avril, la province a identifié 7000 cas liés aux variants du SRAS-CoV-2 sur son territoire, soit le tiers des nouveaux cas de COVID-19 en Saskatchewan. À Regina, les variants représentent 66 % des nouveaux cas.

C’est assez simple, même si ça fait mal de le dire : avec les variants, on aurait dû réduire nos contacts de 10 à 15 % par rapport à nos derniers confinements. On a plutôt augmenté nos contacts de 10 à 15 % avec l’arrivée des vaccins, déplore-t-il.

L'explosion des cas qu’on voit aujourd’hui, c’est justement à cause de cet écart de 30 % entre les contacts souhaités et les contacts réels en zone urbaine, particulièrement à Regina.

Une citation de :Jason Tetro, microbiologiste

Selon le spécialiste, la campagne de vaccination a entraîné un laisser-aller problématique de la part de la population.

Après la première dose, il faut attendre au moins 15 jours, en fait, idéalement il faut attendre 21 jours, avant de se considérer comme relativement à l’abri d’une infection, explique le microbiologiste.

Les vaccins, cela fait partie du trajet, ce n'est pas la destination.

Une citation de :Jason Tetro, microbiologiste

La COVID-19 a fait 494 morts en Saskatchewan depuis le début de la pandémie.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !