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L'Ontario à un an du début de la campagne électorale et les partis s'activent déjà

Les sondages indiquent un mécontentement quant à la gestion de la pandémie par le gouvernement Ford.

Photo de Doug Ford en train de voter derrière l'isoloir.

Le leadership de Doug Ford est remis en question, mais rien ne garantit que le mécontentement reflété dans les sondages durera jusqu'aux prochaines élections en juin 2022.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Radio-Canada

La campagne électorale provinciale se prépare en Ontario sur fond de pandémie. Les politiciens se retroussent les manches, alors que la période électorale débute officiellement dans un an.

Même si une année peut sembler longue, et bien qu'une élection fédérale puisse être déclenchée avant les élections en Ontario, tous les partis provinciaux travaillent sans relâche à la préparation de la campagne au printemps prochain.

En prévision du jour du scrutin qui aura lieu le 2 juin 2022, ils nomment des candidats, développent des stratégies, déterminent leurs plateformes électorales et organisent leurs collectes de fonds, le tout sous les contraintes de la pandémie.

À ce jour, le Parti progressiste-conservateur de l'Ontario compte 83 candidats pour l'élection provinciale de 2022.

Le Parti libéral de Steven Del Duca est pour l'instant composé d'une équipe de 34 candidats, dont environ 60 % sont des femmes. Environ la moitié des candidats libéraux sont des personnes racisées.

Photo d'Andrea Horwath au micro devant une foule de partisans

La chef néo-démocrate de l'Ontario, Andrea Horwath

Photo : La Presse canadienne / Galit Rodan

Le Nouveau Parti démocratique a fait 30 nominations et prévoit désigner plus de la moitié des candidats pour les élections provinciales d'ici le milieu de l'été 2021.

Le Parti vert de l'Ontario a pour sa part sept candidats.

Le Grand Toronto, crucial pour remporter les élections

Lors des dernières élections fédérales et provinciales, le parti qui a convaincu les électeurs du 905 est celui qui a formé le gouvernement. Il devient très difficile, voire impossible, pour un parti de l'emporter sans avoir la majorité des sièges dans la banlieue de Toronto.

En 2018, une vague bleue a déferlé sur la région du 905, l'indicatif régional traditionnel de la banlieue de Toronto qui compte pour le quart des sièges à Queen's Park, soit 30 sur 124.

Selon Greg Lyle, président d'Innovative Research Group, une entreprise nationale spécialisée dans les sondages d'opinion, le chemin de la victoire du premier ministre Doug Ford repose sur les électeurs de la classe moyenne du 905 qui ont des hypothèques, des enfants et des emplois et qui ont le sentiment qu'ils ont du mal à avancer.

Il estime que le principal défi des conservateurs sera de les persuader que Doug Ford est celui qui améliorera leurs conditions de vie.

Son parti a remporté presque tous les sièges du 905 sauf quatre lors des dernières élections.

Le poids de la pandémie

Les partis ne savent toujours pas à quel point la COVID-19 influencera la décision des électeurs de l'Ontario dans un an.

Les sondages successifs du mois dernier démontrent un mécontentement croissant quant à la façon dont Doug Ford et son gouvernement progressiste-conservateur gèrent la réponse de la province à la COVID-19.

Selon Abacus Data, 46 % des Ontariens ont une opinion défavorable du premier ministre ontarien; il s'agit du plus bas niveau depuis le début de la pandémie.

Pourtant, rien ne garantit que ce mécontentement durera jusqu'en juin 2022, et encore moins qu'il entraînera des pertes électorales pour le Parti progressiste-conservateur.

Les électeurs qui ont donné la victoire à Doug Ford en 2018 seront-ils toujours au rendez-vous?

Photo de confettis qui tombent sur Doug Ford et ses proches.

Doug Ford célèbre sa victoire, en juin 2019, entourée de sa femme et de deux de ses quatre filles.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Les récents changements dans l'approche de Doug Ford, y compris sa volte-face sur les congés de maladie payés, suggèrent que ses stratèges craignent que l'opinion publique, qui lui est défavorable, ne se cristallise.

Ils devraient être très inquiets, car ce sont les sentiments envers le premier ministre et le gouvernement qui ont changé, croit le président d'Innovative Research Group, Greg Lyle.

L'opinion publique est ancrée dans des sentiments sous-jacents, explique-t-il.

Selon sa firme, les Ontariens n'ont jamais autant suivi de près la politique provinciale. Ses recherches montrent des niveaux de sensibilisation presque records pour une période entre des élections.

Les gens prêtent une attention particulière à la gestion de la pandémie par Doug Ford, ajoute Greg Lyle.

Selon lui, les sentiments qui se développent maintenant ont le potentiel de persister et, en fin de compte, d'influencer les prochaines élections.

Doug Ford doit montrer qu'il comprend les erreurs qu'il a commises. Montrer sa volonté de les corriger sera vraiment essentiel pour aller de l'avant, affirme le président de la firme Innovative Research Group.

Une fois qu'il pourra sortir de la pandémie et qu'il passera à la reprise économique, il sera en mesure de faire beaucoup mieux, estime-t-il.

Le président-directeur général d'Abacus Data, David Coletto, abonde dans le même sens.

Tant que les gens n'ont pas le sentiment qu'il a complètement échoué dans sa réponse à la pandémie, je pense que M. Ford a un avantage [sur les autres chefs de parti], croit-il.

Même si la cote de popularité de M. Ford a considérablement chuté lorsque la troisième vague de COVID-19 a frappé l'Ontario, il n'est pas convaincu que cela se traduira par un effondrement du soutien des progressistes-conservateurs aux urnes l'année prochaine.

Avec les informations de Mike Crawley de CBC News

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