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Voici comment les laboratoires gèrent une surcharge de tests de dépistage

Des éprouvettes dans un plateau.

La capacité d'analyse en laboratoire en Nouvelle-Écosse est de 15 000 tests de dépistage de la COVID-19 par jour, ce qui ne répond pas à la demande ces derniers jours (archives).

Photo : Reuters / Cooper Neill

Radio-Canada

Le chef du service de microbiologie dans la zone centrale de la Régie de santé de la Nouvelle-Écosse savait qu’il fallait faire quelque chose le jour où le nombre de tests de dépistage à analyser a atteint 22 000.

Des hausses temporaires du nombre de tests à analyser peuvent être gérées, mais on ne peut augmenter la capacité d’un laboratoire simplement en actionnant un interrupteur, explique le Dr Todd Hatchette.

Les Néo-Écossais qui subissent un test de dépistage sont habituellement informés qu’il peut s’écouler jusqu’à 72 heures pour qu’ils obtiennent le résultat. Mais lorsque le seuil de 22 000 tests par jour a été atteint, la semaine dernière, le délai s’est allongé.

La décision a alors été prise de réorienter le dépistage, indique le Dr Hatchette.

Lorsque le médecin hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse, Robert Strang, a prévenu le public, vendredi, 45 000 échantillons attendaient d’être analysés.

Maintenant, les analyses en laboratoire sont réservées aux personnes qui ont des symptômes de la COVID-19, à celles qui doivent subir un test parce qu’elles ont voyagé, à celles qui risquent d’avoir été exposées au virus et à celles qui doivent subir une intervention chirurgicale.

Les personnes qui n'ont pas de symptômes et qui souhaitent savoir si elles sont contaminées par le virus sont redirigées vers les centres de dépistage rapide.

Bientôt un nouvel instrument d’analyse

La capacité d’analyse du laboratoire était d’environ 200 tests par jour en mars 2020. Elle a augmenté pour atteindre 5000 analyses par jour durant la deuxième vague de cas, puis 15 000 analyses par jour la semaine dernière. Plus de 16 500 tests de dépistage ont été analysés vendredi.

Le médecin est debout devant un comptoir recouvert d'éprouvettes.

Le Dr Todd Hatchette travaillait au premier centre éphémère de dépistage rapide en Nouvelle-Écosse aménagé en novembre 2020 dans une boîte de nuit à Halifax.

Photo : CBC/Michael Gorman

Le Dr Hatchette affirme qu’un instrument supplémentaire est en route vers la Nouvelle-Écosse, ce qui permettra d’accroître encore la capacité d’analyse.

Entre-temps, certains échantillons peuvent être congelés jusqu’à ce qu’ils puissent être analysés. Les tests peuvent être conservés dans un réfrigérateur pendant trois jours, précise le Dr Hatchette.

De plus, l’analyse de certains échantillons est priorisée s’il faut obtenir les résultats rapidement, indique un porte-parole de la Régie de santé. Il peut s’agir par exemple d’échantillons obtenus lors d’éclosions ou dans un foyer de soins ou un hôpital, ou auprès de personnes qui doivent subir une intervention chirurgicale.

Plus de tests de dépistage rapide

La Nouvelle-Écosse offre le test de dépistage rapide de la COVID-19 à toutes les personnes asymptomatiques. La plupart des autres provinces canadiennes limitent l’accès à ces tests aux personnes qui ont des symptômes, ou à celles qui ont eu des contacts avec une autre personne atteinte ou à celles qui répondent à d’autres critères.

L’approche étendue de la province en matière de dépistage a été un moyen essentiel de gérer la COVID-19, estime la Dre Lisa Barrett, spécialiste des maladies infectieuses à l’Université Dalhousie.

Si la Nouvelle-Écosse peut maintenir cette stratégie, elle peut espérer que ses hôpitaux ne seront pas submergés de patients comme c’est le cas en Alberta, au Manitoba et en Ontario, indique la Dre Barrett.

Lisa Barrett.

La Dre Lisa Barrett, spécialiste des maladies infectieuses, fait partie de l’équipe qui gère les tests de dépistage rapide.

Photo : CBC

Lisa Barrett fait partie des personnes qui ont organisé l’offre de tests de dépistage rapide en Nouvelle-Écosse. Selon elle, plus d'options de dépistage seront probablement offertes dans les prochains jours aux personnes à qui on déconseille pour le moment d’obtenir un test en laboratoire.

Il est dommage que les files d’attente étaient courtes en fin de semaine aux centres de dépistage rapide, ajoute la Dre Barrett. Elle dit croire que les gens craignent de surcharger le système et choisissent de rester chez eux. Elle espère que plus de gens se rendent aux centres éphémères de dépistage pour nous surcharger un peu.

D’après un reportage de Taryn Grant, de CBC

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