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Des restaurateurs de l'Outaouais réclament la réouverture des terrasses

Une affiche indique que la terrasse d'un restaurant est fermée en raison des mesures sanitaires.

Des restaurateurs de la région aimeraient bien pouvoir rouvrir leurs terrasses.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada

Avec l’arrivée du beau temps, des restaurateurs réclament la réouverture des terrasses. Selon eux, cet assouplissement se justifie par la progression de la campagne de vaccination, mais pour certains, c’est une question de survie.

Le propriétaire du restaurant Noche Maya sur la rue Jacques-Cartier, à Gatineau, était assis sur sa terrasse, dimanche, et regardait les gens passer devant son établissement.

Le soleil étant de la partie, l’ouverture de sa terrasse aurait été salutaire pour la survie de son restaurant, mais en raison des mesures sanitaires, Luis Amaya doit se résoudre à la garder fermée.

C’est très difficile la fermeture du resto, a-t-il lancé. C’est le treizième été. On a travaillé assez fort, en plus qu’on a eu bien de la difficulté : deux années de construction, après ça, c’est deux années de rénovation, et là, c’est la COVID pendant deux étés. Là, c’est trop.

Si ce sont les mesures sanitaires de l’été dernier qui doivent être mises en place cette année, M. Amaya est persuadé de pouvoir les respecter.

Portrait de l'homme devant une terrasse.

Luis Amaya, propriétaire du restaurant Noche Maya (archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Ça fait longtemps qu’on a de la difficulté avec le resto. Là, le bon temps arrive, ce serait le temps de rouvrir les terrasses.

Une citation de :Luis Amaya, propriétaire du restaurant Noche Maya

À Chelsea, les journées ensoleillées comme celle de dimanche attirent les visiteurs, mais cette fois-ci, c’était le calme plat. Les contrôles routiers à la sortie de Chelsea en début d’après-midi ont ralenti le flot de clients.

Tellement, que même la populaire terrasse du Biscotti était vide. Les clients, eux, ont de plus en plus hâte de pouvoir profiter de sa terrasse.

On ressent une pression. Les gens ont hâte et nous aussi, les employés, on a tellement hâte parce qu’on a tellement un beau coin, s’est exclamée Laetitia Samson, superviseure au Biscotti et Cie. En face, il y a le parc, il y a déjà des tables à pique-nique installées juste en face donc déjà là, c’est un peu difficile d’expliquer aux gens qu’ils ne peuvent pas s’installer sur la terrasse, mais ils vont s’asseoir dehors.

Une femme sourit à la caméra, debout devant son commerce.

Laeticia Samson, superviseure au Biscotti & Cie, à Chelsea

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Mme Samson estime qu’il est dommage de devoir laisser la terrasse fermée comme les clients du Biscotti l'apprécient, notamment en raison de la présence du soleil.

Avec le parc de la Gatineau, c’est sûr qu’il y a toujours des clients réguliers qui continuent de venir, qui prennent leur café le matin, a ajouté Mme Samson.

Moins d’engouement cette année, selon un restaurateur

De l’autre côté de la rivière des Outaouais, au restaurant Bobby’s Table, les commandes se sont stabilisées et l’entreprise respire un peu mieux.

Bien que le feu vert pour les terrasses serait le bienvenu, son propriétaire, Robert Richard LeBlanc, doute que ça se traduirait par une amélioration de la situation actuelle pour son commerce.

Les restaurateurs, on est pas mal tous en faveur d’avoir notre [terrasse]. Premièrement, parce qu’on va compter là-dessus pour faire quand même un peu d’argent pendant l’été, a-t-il souligné, mais le fait reste que est-ce que le couvre-feu va rester au Québec ? Et puis nous, de rester à la maison, les gens ne sortent pas comme c’est là non plus, donc avoir [une terrasse], ils vont tu plus sortir même s’il fait beau ? On n’a aucune idée.

Robert LeBlanc dans sa cuisine porte le masque.

Robert LeBlanc, propriétaire du restaurant Bobby's Table à Ottawa (archives)

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Alors que l’an dernier la demande pour l’ouverture des terrasses était forte chez les clients, M. LeBlanc note cette année un engouement moins important.

Les gens parlent moins des patios quand ils viennent ramasser leur take-out que l’an passé. L’an passé, ils avaient tellement hâte de venir, a-t-il fait valoir.

Quoi qu’il en soit, terrasse ou pas, M. LeBlanc est certain que son restaurant pourra survivre au cours des prochaines semaines. Mais ce ne sont pas tous les restaurateurs qui ont cette chance, admet-il.

Avec les informations de Christian Milette

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