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Le secrétaire d'État américain rencontre son homologue britannique

Il est en conférence de presse.

Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken

Photo : Reuters

Radio-Canada

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken rencontre lundi à Londres son homologue britannique Dominic Raab pour la première réunion en personne des ministres des Affaires étrangères du G7 depuis le début de la pandémie, avec au menu relance économique et lutte contre les nouvelles menaces.

Soucieux d'affirmer sa place sur l'échiquier international depuis sa sortie de l'Union européenne, le Royaume-Uni accueillera en juin le sommet annuel du G7 en Cornouailles, dans le sud-ouest de l'Angleterre. Il s'agira de la première visite en Europe de Joe Biden depuis son élection à la Maison-Blanche. En 2020, le sommet prévu aux États-Unis avait été annulé.

La réunion du G7 cette semaine montre que le Global Britain réunit les plus grandes démocraties pour s'attaquer aux défis communs, a déclaré dans un communiqué Dominic Raab. Nous agirons pour assurer un accès équitable aux vaccins dans le monde, fixer des objectifs mondiaux pour l'éducation des filles et définir des actions ambitieuses en matière de changements climatiques et développer de nouvelles mesures pour lutter contre la famine.

Cette réunion intervient alors que le Royaume-Uni fait face à un flot de critiques pour la réduction de son aide internationale.

Invoquant des finances publiques mises à mal par la pandémie, le gouvernement de Boris Johnson a décidé de réduire en 2021 l'aide au développement de 0,7 % à 0,5 % de la richesse nationale. Elle passe d'environ 15 milliards de livres avant la crise à 10 milliards de livres.

Front commun face à la Chine

Au programme des discussions entre MM. Blinken et Raab, le commerce, la Chine, l'Afghanistan et l'Iran, selon le ministère britannique des Affaires étrangères.

Londres et Washington ont souvent affiché un front commun face à Pékin pour dénoncer le traitement infligé à la minorité musulmane ouïgoure dans la région du Xinjiang, les États-Unis qualifiant de génocide la répression qu'ils subissent.

Dans une entrevue à l’émission 60 Minutes diffusée dimanche sur CBS, Blinken a déclaré que la Chine avait récemment agi plus agressivement à l'étranger et se comportait de manière de plus en plus antagoniste.

Questionné sur l'hypothèse d'une confrontation militaire entre les États-Unis et la Chine, le chef de la diplomatie américaine a répondu que cela était profondément contraire aux intérêts à la fois de la Chine et des États-Unis d'en arriver là, ou même d'aller dans cette direction.

Ce à quoi nous avons pu assister ces dernières années est que la Chine agit de manière plus répressive chez elle et plus agressivement à l'étranger. C'est un fait, a-t-il ajouté.

Lutte contre la désinformation

Le Royaume-Uni veut aussi que le G7 puisse lutter contre les campagnes de désinformation en provenance notamment de Russie, en instaurant un mécanisme rapide pour contrer les fausses nouvelles.

Après la réunion, qui se tient à Londres jusqu'à mercredi, le secrétaire d'État américain se rend à Kiev pour témoigner du soutien indéfectible des États-Unis à l'Ukraine après le déploiement de troupes russes à la frontière, sur fond de relations tendues avec la Russie.

La dernière réunion en personne des ministres des Affaires étrangères du G7 s'était tenue en avril 2019 à Dinard et à Saint-Malo en France. Les échanges s'étaient faits par la suite par visioconférence en raison de la pandémie de COVID-19.

Londres a indiqué que des mesures strictes seraient mises en place pour assurer la sécurité des participants face au virus, dont des dépistages quotidiens.

Les chefs de la diplomatie de l'Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni seront rejoints par des représentants de l'Union européenne.

L'Inde, l'Australie, la Corée du Sud, l'Afrique du Sud et l'Association des nations du Sud-Est asiatique (ASEAN) ont également été conviées, marquant l'orientation de la politique étrangère britannique vers cette région du monde.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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