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Une exemption permettant d'aller au gym suscite des questions à Ottawa

Poids d'entraînement et d'autres équipements en arrière-plan.

Des Ottaviens ont déposé des plaintes à leur conseiller municipal après avoir vu des gens s'entraîner à l'intérieur de gyms (archives).

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada

Le conseiller municipal ottavien Mathieu Fleury estime que certaines personnes profitent du fait qu’il est permis à des résidents de la capitale fédérale ayant un problème de santé particulier de fréquenter les salles d’entraînements.

Une exemption provinciale permet, billet du médecin en main, à des Ontariens de s’exercer à l’intérieur, dans de tels lieux publics. Santé publique Ottawa (SPO) a établi, en avril, plusieurs critères à respecter pour encadrer cette autorisation.

Malgré tout, je vous le signifie, au niveau politique, on continue à avoir des inquiétudes. On continue à avoir des plaintes parce qu’il semble que certains médecins soient un peu plus généreux avec ce genre de notes là, a affirmé l’élu du quartier Rideau-Vanier en entrevue.

Dimanche, ICI Ottawa-Gatineau a pu constater que plusieurs personnes ont fréquenté des salles d’entraînement de la ville.

Si M. Fleury dit comprendre qu’une exemption ait été accordée durant la fermeture des salles d’entraînement, il s’explique aussi bien les préoccupations de citoyens qui ont contacté son bureau.

Je comprends le public de soulever des questions. Je veux que vous sachiez que j’en soulève aussi, a-t-il lancé.

Ultimement, c’est une mesure qui s’applique à [la grandeur] de la province donc [...] on n’est pas la seule municipalité à vivre ces enjeux-là.

Une citation de :Mathieu Fleury, conseiller municipal pour le quartier de Rideau-Vanier

De son côté, Jeff Christison, propriétaire de six salles d’entraînement Anytime Fitness situées à Ottawa, assure que les règles sont respectées à la lettre dans ses établissements.

Quiconque vivant avec un handicap qui a besoin d’installations [sportives] doit fournir le billet de médecin requis pour y mettre les pieds et ils doivent suivre les mesures en place dans nos établissements pour [contrer la propagation] de COVID-19, a-t-il indiqué.

M. Christison, qui est aussi propriétaire de deux centres situés à Gatineau, précise que d’autres règles s’appliquent, comme d’avoir réservé une plage horaire d’une heure, à l’avance.

Un homme portant une casquette regarde la caméra.

Jeff Christison est propriétaire de six centres Anytime Fitness d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Felix Desroches

Il y a des exigences de port du masque et de distanciation physique, a-t-il ajouté.

Il a par ailleurs noté qu’il n’existe pas d’équivalent à l’exemption ontarienne qui puisse s’appliquer au Québec.

M. Christison soutient que l’activité physique peut être salvatrice pour certains.

C’est super important pour les personnes qui vivent avec un handicap et qui passent à travers un moment difficile, que ce soit au niveau physique ou psychologique [...] Si quelqu’un [a des pensées] suicidaires et que nous pouvons servir d'exutoire, ça vaut la peine que nous soyons ouverts, même si ça ne sauverait qu’une seule personne, a-t-il conclu en entrevue.

Des amendes si nécessaire

Dans une réponse envoyée par courriel, Roger Chapman, directeur des Services des règlements municipaux de la Ville d'Ottawa, rappelle que selon le décret provincial, un centre de conditionnement physique ne peut ouvrir ses portes que pour mettre ses installations à la disposition de personnes handicapées aux termes de la Loi sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario.

Ces personnes ont le droit de suivre une physiothérapie si elles ont reçu des directives écrites d’un professionnel de la santé réglementé possédant les compétences nécessaires à cet égard, et s’il est impossible de faire la physiothérapie ailleurs.

M. Chapman précise que la Municipalité a mis en place d’autres restrictions pour les centres de conditionnement physique dans une ordonnance collective de la médecin chef en santé publique d’Ottawa.

Ainsi, un centre de conditionnement physique qui profite de l’exemption prévue dans le décret provincial doit conserver une documentation à l’appui et respecter toutes les exigences figurant dans l’ordonnance collective, précise le directeur des Services des règlements municipaux d'Ottawa.

Ses équipes contrôlent quotidiennement ces centres pour vérifier la conformité avec les lois applicables, ajoute-t-il.

En cas de violation des décrets provinciaux ou de la Loi sur la protection et la promotion de la santé, le centre se verra imposer une amende de 880 $, prévient M. Chapman qui indique toutefois que la priorité est donnée aux avertissements verbaux.

Cependant, les personnes qui ne coopèrent pas et n’observent pas les règles recevront une amende, conformément au Règlement temporaire sur le port obligatoire d’un masque, et aux décrets provinciaux.

Avec les informations de Frédéric Pepin

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