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Un vaste projet de recherche sur la culture durable du foin s'amorce à Coaticook

Balles de foin sec entreposées dans un entrepôt.

Pour garnir ses immenses entrepôts, le commerçant de foin doit compter sur tout un réseau de producteurs de plantes fourragères à travers le pays.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une vaste recherche sera menée en Estrie afin d'améliorer la quantité et la qualité du foin qui nourrit les animaux de ferme. Les changements climatiques contribuent à réduire le rendement, ce qui inquiète les producteurs agricoles.

Serge Boivin exploite une ferme de 150 vaches laitières à Coaticook. Il constate que la qualité et la quantité du foin qu'il donne à ses animaux se détériore

Ici en Estrie, on est quand même chanceux, mais on commence à avoir l'effet des sécheresses, constate Serge Boivin.

Le ministère de l'Agriculture s'inquiète aussi, c'est pourquoi il entend financer la recherche en Estrie afin d'effectuer une transition vers des plantes pérennes.

Ça fait plusieurs décennies qu'on fait un mélange de trèfle et de fléoles des prés. Mais on s'aperçoit que la fléole des prés, à mesure que l'été avance et que c'est sec, elle a un moins bon rendement, explique Serge Boivin.

Un grand projet de recherche

Le défi que se donne le Centre d'initiative en agriculture de la région de Coaticook(CRIAC) est grand. Adapter les sols aux changements climatiques.

S'adapter aux changements climatiques, ce sont des excès de pluie, c'est aussi de la sécheresse, mais aussi, des gels hivernaux potentiels. Le projet va nous amener à être capable de moduler c'est quoi les stratégies dans le choix des espèces, décrit l'agronome Huguette Martel.

L'agronome au CRIAC Anthony Laroche est au coeur de ce projet de recherche en Estrie. On parle d'un projet de qualité des semis. On parle d'un projet de vitrines de démonstration. On parle de faire des focus groups selon les différents éléments de la filière tant le foin de commerce que de production de boeuf à l'herbe. Bref, les différents intrants que les producteurs veulent avoir, souligne-t-il.

Un projet visant à favoriser la présence des animaux en pâturage est également en cours afin de réduire l'empreinte écologique. Une pratique adoptée par seulement 40 % des agriculteurs pour le moment.

C'est l'une des premières actions que le C.I.A.R.C a faite dans la dernière année, c'est remettre les vaches en pâturage, indique Anthony Laroche.

Avec la diminution de la quantité de foin récolté chaque année en Estrie et ailleurs au Québec, les agriculteurs espèrent que ces recherches leur assureront un meilleur accès à cette précieuse ressource.

D'après le reportage de Jean Arel

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