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Le second souffle de Benoît Pelletier après une longue bataille contre la COVID-19

Benoît Pelletier parle au micro d'un studio de radio.

Benoît Pelletier poursuit ses traitements au Centre régional de réadaptation en déficience physique La Ressource, à Hull (archives).

Photo : Radio-Canada / Nathalie Bastien

Radio-Canada

Après que la COVID-19 et ses complications l’eurent plongé dans un coma de 56 jours, l’ex-ministre Benoît Pelletier est désormais en mesure de témoigner personnellement des conséquences graves que peut entraîner la maladie.

Non seulement j’ai eu la COVID, mais j’ai eu le syndrome de la détresse respiratoire aiguë. [...] J’ai failli mourir à maintes reprises, a-t-il dit en entrevue dimanche avec ICI Ottawa-Gatineau.

Traité au Centre régional de réadaptation en déficience physique La Ressource, à Hull, celui qui est professeur titulaire à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa doit réapprendre à marcher après son long combat contre le coronavirus et ses suites.

J’ignore quelles seront, dans ma situation, les séquelles à long terme, mais il y en aura vraisemblablement, ne serait-ce que sur le plan pulmonaire, a-t-il confié.

C’est clair que la COVID existe, d’une part, et c’est également clair que ça peut avoir des conséquences très graves.

Une citation de :Benoit Pelletier, ex-ministre et professeur de droit constitutionnel à l’Université d’Ottawa

Malgré les inconnues qui demeurent, des mois après que M. Pelletier eut contracté le virus, le principal intéressé assure qu’il se porte très bien alors qu’il poursuit ses traitements.

Le moral est vraiment au beau fixe. J’ai des défis, cependant, à relever, notamment sur le plan pulmonaire. Je suis encore sous oxygène, a-t-il résumé.

Échapper à la mort

Déjà, un long parcours de trois mois et demi d’hospitalisation se trouve derrière lui. La possibilité qu’il perde le combat contre les complications de la maladie était pourtant bien réelle. Lorsque Benoît Pelletier est sorti de son coma, au début de mars, ses proches se préparaient déjà, littéralement, à le voir partir.

Non seulement ils commen[çaient] à [y] penser, mais c’est ce que les médecins leur disaient. Ils les prépar[aient] pour un deuil, a-t-il raconté.

Au moment où sa famille se préparait au pire, l’ancien ministre a toutefois ouvert les yeux et a affiché un sourire. C’est en tout cas ce qui lui a été raconté, a-t-il précisé, puisqu’il ne garde aucun souvenir de ce moment.

Durant les semaines qui ont suivi, le professeur de l’Université d’Ottawa ne pouvait ni parler, ni manger, ni boire par lui-même.

Combat de longue haleine

Les premiers signes de la COVID-19, qui se sont manifestés au soir de Noël, étaient pourtant des symptômes légers, comme une perte d’appétit.

En l’espace de quelques jours, les manifestations de la maladie se sont rapidement aggravées chez M. Pelletier et il a été hospitalisé le 2 janvier.

J’ai compris, dès [ce jour-là], que mes problèmes étaient très sérieux, s’est-il remémoré en entrevue. Je dois dire qu’auparavant, jusque-là, j'étais un gars très en forme.

Le lendemain, il était intubé et placé dans un coma artificiel. La première journée où [j’ai été] à l’hôpital et on [m’a] demand[é] si je souhait[ais] être réanimé ou non. Alors, nul besoin de vous dire que j’étais inquiet, a laissé tomber l’ex-politicien.

Il y a un peu plus d’une semaine, quand la nouvelle de la lutte prolongée que menait M. Pelletier a fait surface dans la sphère publique, une vague de soutien a déferlé.

Tant des universitaires que d’anciens collègues politiciens, comme le premier ministre François Legault, ont envoyé des messages de prompt rétablissement.

Élu député du comté de Chapleau en 1998, M. Pelletier a représenté la circonscription de pendant plus de 10 ans à l’Assemblée nationale.

Il a assumé plusieurs portefeuilles au sein du gouvernement de Jean Charest, comme celui de ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie canadienne.

Avec les informations de Daniel Bouchard

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