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La coopérative Minuit moins cinq lutte contre les microplastiques

Pascale Boudreault et Julie-Vanessa Tremblay travaillent à leur poste de couture.

Pascale Boudreault et Julie-Vanessa Tremblay de la coopérative de récupération de textiles Minuit moins cinq sensibilisent la population sur les effets des microfibres de plastique dans la nature.

Photo : Radio-Canada / Marie-Michèle Bourassa

Radio-Canada

Certaines entreprises déclarent la guerre aux microplastiques. C'est le cas notamment de la coopérative Minuit moins cinq, située à L’Anse-Saint-Jean, qui veut sensibiliser la population à l’impact de ce polluant.

Les microplastiques sont des particules minuscules qui se retrouvent dans les cours d'eau en raison de la dégradation de contenants plastiques comme des bouteilles d'eau. Ils sont particulièrement néfastes pour l'environnement car ils perturbent les écosystèmes.

Les microplastiques peuvent également provenir de certains textiles synthétiques comme le polyester et le nylon.

La compagnie de L’Anse-Saint-Jean récupère environ une tonne de vêtements par an pour leur donner une deuxième vie. L’entreprise travaille avec des fibres naturelles qui se dégradent moins lorsqu’on les lave.

Julie-Vanessa Tremblay utilise sa machine à coudre.

Julie-Vanessa Tremblay tente de récupérer des textiles d’origine naturelle dans la confection de ses produits.

Photo : Radio-Canada / Marie-Michèle Bourassa

On fait le choix de prioriser les textiles naturels. On installe aussi un filtre sur notre laveuse pour essayer de filtrer les fibres de notre laveuse. On essaie d'en parler aussi pour sensibiliser tranquillement, pour qu'il y ait des choses qui soient faites au niveau institutionnel, que ce soit la MRC ou la municipalité, comme l’explique la responsable de la distribution et des communications, Pascale Boudreault.

La France est le premier pays à légiférer pour enrayer la présence de ce polluant dans l'eau en imposant l'installation de filtres sur les machines à laver d'ici 2025. Le Québec en est toujours à la phase de sensibilisation, selon le fondateur de l’organisme Poly-mer, Alexis Eisenberg.

Un tuyau qui déverse l'eau dans la nature.

Les eaux usées déversées dans le Fjord transportent avec elles des microfibres de plastique qui polluent la faune.

Photo : Radio-Canada / Marie-Michèle Bourassa

Je dirais qu'on en est encore à l'étape de prise de conscience et des connaissances. Il y a peu de données encore sur la présence de microplastiques actuellement dans le Saint-Laurent, les lacs et les rivières. Donc, il y a un grand besoin de réaliser un vrai portrait de l'ensemble de la situation.

Que faire pour réduire les microplastiques?

Il existe quelques astuces pour relâcher le moins de microfibres de plastique dans la nature. Par exemple, il est suggéré de détacher ses vêtements à la main et de laver à la machine au cycle délicat.

Une analyse du Fonds Mondial pour la Nature révèle d’ailleurs que nous mangeons l'équivalent d'une carte de crédit en plastique par semaine.

Selon des informations de Marie-Michèle Bourassa.

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