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Tchad : la junte nomme un gouvernement de transition

Plusieurs hommes en uniforme militaire.

Le général Azem Bermandoa Agouna est au micro, le 20 avril dernier.

Photo : AP

Agence France-Presse

La junte, au pouvoir au Tchad depuis la mort du président Idriss Déby Itno, a nommé dimanche un gouvernement de transition, a annoncé à la télévision d'État le porte-parole de l'armée, le général Azem Bermandoa Agouna.

Mahamat Idriss Déby, fils du défunt président, a pris la tête du Conseil militaire de transition (CMT) et nommé par décret 40 ministres et secrétaires d'État. Il avait nommé lundi Albert Pahimi Padacké au poste de premier ministre de transition. Un nouveau ministère de la Réconciliation nationale et du Dialogue a vu le jour.

Dernier premier ministre d'Idriss Déby Itno avant que ce dernier supprime le poste en 2018, M. Pahimi Padacké avait promis un gouvernement de réconciliation nationale et avait lancé de larges consultations durant la semaine en vue de proposer des noms au président du CMT.

Le nouveau portefeuille de la Réconciliation nationale et du Dialogue a été confié à Acheick Ibn Oumar, ancien chef rebelle devenu en 2019 conseiller diplomatique à la présidence.

Un opposant nommé ministre de la Justice

Opposant historique à Idriss Déby Itno, Mahamat Ahmat Alhabo, du Parti pour les libertés et le développement (PLD), a été nommé ministre de la Justice.

Le principal opposant, Saleh Kebzabo, ne fait en revanche pas partie du gouvernement.

Plusieurs anciens ministres du gouvernement d'Idriss Déby Itno ont été reconduits ou nommés à d'autres ministères. Porte-parole du dernier gouvernement, Chérif Mahamat Zene a été nommé ministre des Affaires étrangères, poste qu'il avait déjà occupé de 2018 à 2020.

Lydie Beassemda, première femme candidate à une présidentielle en avril dernier, qui avait été ministre sous Idriss Déby Itno, a été nommée à l'Enseignement supérieur et la Recherche.

Promesse d'élections dans 18 mois

Le CMT a promis des élections libres et démocratiques dans 18 mois. En attendant, suivant les termes de la Charte de transition, les membres du gouvernement peuvent être nommés ou révoqués par le président du CMT.

Les principaux partis d'opposition, ainsi que syndicats et société civile, ont vu dans l'arrivée au pouvoir du fils d'Idriss Déby Itno un coup d'État institutionnel et ont appelé à une transition dirigée par les civils.

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