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Fierté 2019 : la Commission ontarienne des droits de la personne appuie Pride Hamilton

Les participants aux célébrations de la fierté gaie forment un cercle autour des manifestants anti-LGBTQ+.

Les participants aux célébrations de la fierté gaie forment un cercle autour des manifestants anti-LGBTQ+ à la Fierté 2019 de Hamilton.

Photo : Radio-Canada / Natasha Macdonald-Dupuis

Radio-Canada

La Commission ontarienne des droits de la personne (CODP) affirme qu'elle sera du côté de Pride Hamilton lorsque sa plainte au Tribunal des droits de la personne de l'Ontario sera entendue.

Le festival de la Fierté de 2019 a été interrompu par des contre-manifestants et la situation avait dégénéré. Or, Pride Hamilton affirme que l’absence de policiers est à blâmer pour la situation. L’organisation poursuit la police de Hamilton.

La CODP a déclaré dans un communiqué de presse qu'elle soutient la position de Pride Hamilton selon laquelle le manque de protection policière peut être une forme de discrimination contre la communauté LGBTQ.

Les services de police ont l'obligation de fournir des services équitables aux communautés LGBTQ2S+, même lorsque les agents en uniforme ne sont pas les bienvenus aux événements, peut-on lire dans le communiqué.

Wade Poziomka, avocat spécialisé en droits de la personne chez Ross & McBride LLP, qui représente Pride Hamilton, a déclaré que l'organisation se réjouit de l'intervention de la CODP.

Selon lui, l'affaire touche toutes les communautés de la ville de Hamilton qui peuvent être victimes d'un manque de surveillance policière en raison de motifs énoncés dans le Code des droits de la personne de l'Ontario.

Pride Hamilton a déposé une plainte auprès du Tribunal des droits de la personne de l'Ontario, demandant 600 000 $ en dommages-intérêts.

L'organisation affirme que la police a fait preuve de discrimination à son égard en ne les protégeant pas. Elle s'est également plainte des commentaires du maire qui avait alors défendu la réponse de la police.

La plainte a été déposée le 12 juin 2020, selon Pride, soit environ un an après les faits. Les célébrations de Pride Hamilton au parc Gage avaient été perturbées le 15 juin 2019.

Un groupe religieux a confronté les gens qui célébraient la Fierté. Ils s’y sont présentés avec des pancartes homophobes. Des contre-manifestants qui portaient des masques roses se sont dressés devant eux. Ils ont érigé un grand rideau noir pour créer un écran entre les gens qui célébraient la fierté et les groupes de droite.

Des violences ont éclaté et plusieurs personnes ont été blessées. La police a arrêté un manifestant pro-Fierté, porté des accusations envers trois manifestants de droite et arrêté une personne qui s'est avérée par la suite ne pas être présente au festival.

Une étude indépendante a révélé que la réponse de la police à la violence était inadéquate et que le manque de préparation de la police n'a pas permis de protéger les participants au festival. Elle a également formulé 38 recommandations à l'intention de la police.

La commission des services de police de Hamilton a depuis déclaré qu'elle s'excuse sincèrement et sans réserve pour ce qui s'est passé et qu'elle mettra en œuvre les 38 recommandations du rapport.

Un rapport publié fin 2020 montre que la police a donné suite à 34 des 38 recommandations.

Avec les informations de CBC News

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