•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'Inde déplore un record de décès de la COVID-19 en 24 heures

Une femme utilise un respirateur artificiel.

Une patiente ayant contracté le coronavirus nécessite de recevoir de l'oxygène par respirateur, à Ghaziabad, dans l'État de l'Uttar Pradesh en Inde.

Photo : afp via getty images / SAJJAD HUSSAIN

Agence France-Presse

L'Inde, déplorant encore près de 400 000 nouveaux cas de COVID-19 et un record de morts en 24 heures, continuait à recevoir de l'aide médicale en provenance de l'étranger dimanche, destinée à soulager les hôpitaux saturés de malades en manque d'oxygène.

Le pays de 1,3 milliard d'habitants a enregistré près de 400 000 nouvelles contaminations ces dernières 24 heures. Les autorités sanitaires y ont aussi rapporté 3689 décès supplémentaires, soit la plus forte augmentation jamais enregistrée en une journée, portant le bilan total à plus de 215 000 morts.

Des chiffres très élevés que de nombreux experts estiment cependant largement inférieurs à la situation réelle.

Selon les derniers chiffres du ministère de la Santé samedi, New Delhi a recensé à elle seule 27 000 nouvelles contaminations et 375 décès dans les dernières 24 heures.

Pendant ce temps, l'aide humanitaire continue d'être acheminée. Un avion-cargo affrété par la France a atterri à New Delhi dimanche matin avec 28 tonnes d'équipement médical à son bord, dont huit générateurs d'oxygène de grande capacité, a constaté l'AFP.

Les hôpitaux de la capitale indienne sont submergés et connaissent des pénuries de lits, de médicaments et d'oxygène aux conséquences souvent fatales pour de nombreuses personnes, qui meurent devant les établissements sans pouvoir être soignées.

Des travailleurs de la santé vêtus de masque et de tuniques se promènent dans la rangée entre une série de lits isolés par des séparateurs. Chaque lit possède une moustiquaire.

Des travailleurs de la santé se promènent entre les lits des patients atteints de la COVID-19 dans un centre des jeux du Commonwealth aménagé en unité de soins, à New Delhi.

Photo : afp via getty images / TAUSEEF MUSTAFA

Ces équipements peuvent également remplir des bouteilles avec un débit de 20 000 litres par heure, chaque centrale pouvant alimenter en continu un hôpital indien de 250 lits sans interruption pendant une dizaine d'années, ont indiqué les autorités françaises dans un communiqué.

Ces usines à oxygène doivent être livrées dimanche à huit hôpitaux indiens, six à Delhi, un dans l'État de l'Haryana (nord) et un dans l'État de Telangana (centre).

L'un de ces générateurs a été livré à l'hôpital BLK-Max à Delhi et sera opérationnel d'ici deux ou trois jours.

Un appareil comme celui-ci, qui produit 24 h sur 24 en interne, va être d'une grande aide pour accroître l'alimentation [en oxygène], a déclaré le chef de cet établissement privé, Sanjay Gupta. Cet équipement va permettre de sauver des vies dès à présent, a-t-il ajouté.

Ce fret, première phase de l'opération de solidarité française, comporte également 28 respirateurs et 200 pousse-seringues électriques.

L'Inde nous a aidés l'année dernière dans les hôpitaux français, quand les besoins en médicaments étaient énormes. Le peuple français s'en souvient, a déclaré dimanche Emmanuel Lenain, ambassadeur de France en Inde. Nous avons voulu faire montre de solidarité, à présent que le pays est confronté à des difficultés.

Le Royaume-Uni, qui a déjà fait parvenir cette semaine des concentrateurs d'oxygène et des respirateurs, a annoncé l'envoi d'une nouvelle cargaison de 1000 respirateurs.

Après l'aide américaine de plus de 400 bouteilles d'oxygène et un million de tests de dépistage du coronavirus arrivée vendredi, l'Inde a reçu de l'aide médicale en provenance d'Allemagne. Un avion militaire allemand a atterri samedi à Delhi avec à son bord 120 respirateurs.

Nous apportons une aide qui [...] sauvera des vies, a déclaré l'ambassadeur d'Allemagne en Inde, Walter J. Lindner.

Les hôpitaux sont pleins. Les gens meurent parfois devant les hôpitaux. Ils n'ont plus d'oxygène. Parfois [ils meurent] dans leurs voitures.

Une citation de :Walter J. Lindner, ambassadeur d'Allemagne en Inde

Confinement prolongé à New Delhi

Les autorités de New Delhi ont annoncé samedi le prolongement du confinement pour une semaine supplémentaire dans l'immense cité de 20 millions d'habitants.

La plupart de ses cimetières sont désormais pleins et nombre de crématoriums fonctionnent en continu, l'afflux de décès obligeant parfois à incinérer des corps sur des terrains vagues ou des aires de stationnement.

Pour le seul mois d'avril, Delhi a enregistré plus de 7 millions de nouvelles contaminations.

Dimanche, l'État oriental d'Odisha a, à son tour, décrété un confinement pour ralentir la propagation de l'épidémie.

Samedi, l'Inde a ouvert la vaccination contre la COVID-19 à l'ensemble de sa population adulte, soit quelque 600 millions de personnes.

La vaccination est une nécessité maintenant. Il y a tant de personnes testées positives, a déclaré à l'AFP Megha Srivastava, une scientifique de 35 ans, devant un centre de vaccination de Delhi samedi, alors qu'elle s'apprêtait à se faire administrer le vaccin.

Plusieurs États, dont le Maharashtra et New Delhi – parmi les plus touchés –, ont toutefois prévenu être à court de vaccins.

L'élargissement de cette campagne bute de surcroît sur des querelles administratives, une confusion sur les prix et des problèmes techniques sur la plateforme numérique de vaccination du gouvernement.

Jusqu'à présent, environ 150 millions de vaccins ont été administrés au total, soit 11,5 % de la population seulement, et à peine 25 millions d'habitants ont reçu leurs deux injections.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !