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Le couvre-feu freine la chasse aux dindons sauvages

dindons sauvages

Les dindons sauvages font le bonheur des chasseurs, mais pas des agriculteurs.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La chasse aux dindons sauvages qui a débuté vendredi s'annonce plus difficile. Les chasseurs qui doivent respecter le couvre-feu se terminant à 5h craignent d'arriver à faire moins de prises cette saison.

En temps normal, les chasseurs arrivent sur le terrain avant la levée du jour pour surprendre les bêtes. 

Normalement, on arrive de noirceur. Les dindons ne nous voient pas. On va se placer le plus près d'eux. De cette façon, on est capable de les approcher plus facilement, explique le chasseur Jonathan Bougouin. 

C'est très difficile parce qu'on arrive trop tard. Nos chances sont moins grandes d'avoir un succès.

Une citation de :Michel Roy, chasseur de dindons sauvages

 

Tout le mois de mai, les chasseurs ont la possibilité de récolter deux dindons mâles. Une chasse automnale s'est aussi ajoutée l'an dernier en raison de l'augmentation de la population des dindons. Il est alors possible de tuer un mâle et une femelle. L'an dernier, plus de 1500 bêtes ont été récoltées par les chasseurs de l'Estrie. 

Selon la biologiste Anaïs Gasse, les changements climatiques peuvent expliquer la hausse du nombre de dindons.

Souvent nos printemps sont secs, ils ne sont pas trop froids ce qui permet aux oisillons de bien évoluer en ayant un hiver doux aussi avec peu de neige, les dindons sont capables de gratter et d'aller chercher de la nourriture plus facilement sous la neige. Quand il fait moins froid, il y a moins de mortalité, explique la biologiste au ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs. 

Le dindon, mal aimé des agriculteurs

La présence plus importante des dindons en Estrie cause bien des maux de tête aux agriculteurs. La bête qui aime gratter pour trouver sa nourriture fait des ravages dans certains champs.  

Les cultivateurs sont bien contents quand nous en éliminons quelques-uns. Ils font des dommages dans les champs de blé d'Inde. Il y en a plusieurs qui ont de l'ensilage, des couvertes de toile. Ils vont performer les toiles et l'ensilage se gaspille, explique Michel Roy. 

La biologiste au MFFP admet que l'imposition du couvre-feu pourrait entraîner une diminution du nombre de prises cette année et certaines conséquences pour les agriculteurs. Néanmoins, elle dit croire en la créativité des chasseurs pour s'adapter. 

Je n'ai pas l'impression que s'il y a une baisse elle sera si considérable, parce que l'hiver a été relativement court et donc beaucoup de possibilités pour les chasseurs de faire une prise, fait valoir la biologiste Anaïs Gasse. 

Elle estime que la chasse prévue cet automne, au moment où le couvre-feu risque de ne plus être en vigueur, pourrait également permettre de compenser une saison plus difficile ce printemps.

Avec les informations de Jean Arel

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