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Les banques alimentaires de l’Outaouais rappellent que la crise n’est pas finie

Une variété de produits alimentaires dans un réfrigérateur commercial.

L'insécurité alimentaires est accrue en temps de pandémie (archives).

Photo : Radio-Canada / Marie-Christine Bouillon

Radio-Canada

Les organismes et banques alimentaires de l’Outaouais invitent les résidents qui le peuvent à continuer de faire des dons afin de donner un coup de pouce aux familles qui ont de la difficulté, durant la troisième vague de la pandémie, à joindre les deux bouts.

Les intervenants lancent cet appel dans la foulée de l’inauguration, cette semaine, du service de cuisine de transformation alimentaire de Moisson Outaouais.

Tout ce qui peut être donné – que ce soit par les épiceries, par les gens, les collectes de fonds, les dons – est bien apprécié [...] et accepté, dit Diane Osborne, une ancienne employée de la banque alimentaire Le Grenier des Collines, située à Val-des-Monts.

Dans une version précédente de ce texte, il était indiqué de Diane Osborne était une employée de la banque alimentaire Le Grenier des Collines. Madame Osborne n'y travaille plus.

En entrevue avec ICI Ottawa-Gatineau, elle rappelle que la pandémie accroît l’insécurité alimentaire.

Où il y avait peut-être 20 familles par semaine [à aider], on est rendus à 60, 80 familles [...] Avec les prix des aliments, aussi, qui ont extrêmement monté, le monde a vraiment besoin de plus d'aide, explique-t-elle.

Une femme portant le masque en entrevue avec ICI Ottawa-Gatineau.

Diane Osborne a dû se tourner vers les banques alimentaires.

Photo : Capture d'écran - Radio-Canada

Le Grenier des Collines a déjà offert par le passé, un service de mets préparés, en plus de celui de distribution de denrées alimentaires. Moisson Outaouais vise maintenant l’accessibilité à 1200 repas par semaine dans son réseau de 45 organismes membres.

Dans une semaine, Moisson Outaouais va compter 50 organismes. [...] On était 42 organismes il y a six ou sept mois, soutient Armand Kayolo, directeur général de Moisson Outaouais.

Cette croissance reflète, selon lui, la demande accrue au niveau des banques alimentaires.

[Certaines] personnes ne peuvent pas se déplacer et faire de longues distances pour aller chercher un panier, alors il y a des organismes qui commencent à se mettre en place pour servir la population à proximité. [...] Cela fait en sorte qu’automatiquement, on peut le dire, il y a augmentation de la demande dans notre zone en matière de denrées alimentaires.

Certains secteurs de Gatineau sont d’ailleurs moins bien desservis que d’autres, note-t-il, depuis plusieurs années. C’est le cas de l’est de la ville, notamment entre les rues Main et Buckingham, ainsi que le long de l’axe du boulevard Gréber.

Ainsi, l’organisme Notre-Dame du Rosaire, de la société de Saint-Vincent de Paul, dessert une clientèle plus vaste qu’auparavant.

On a des gens de partout sur le territoire de Gatineau qui viennent. Je ne refuse personne, je sers tout le monde et j'en donne à tout le monde, résume son président, François Lortie.

Des banques alimentaires ont fermé dans le secteur de Gatineau Est [...]. Le monde [là] a quand même faim et veut manger.

Une citation de :François Lortie, président de la société de Saint-Vincent de Paul de Notre-Dame du Rosaire

Pour Diane Osborne, qui a déjà eu à se tourner vers les banques alimentaires, il est important de souligner que l'insécurité alimentaire peut toucher pratiquement tout le monde, et ce, particulièrement en temps de pandémie.

Je suis tombée là et ce n'est pas parce que je ne travaillais pas. [...] Ça arrive, des malheurs, dans la vie, dit-elle.

Elle tient à préciser que ceux qui, comme elle, œuvrent dans des banques alimentaires sont là pour aider et non pas pour juger.

Avec les informations de Jean-François Poudrier et d'Alexandra Angers

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