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Le nombre d’enfants tués a explosé l’année dernière en Saskatchewan

Visage d'un adolescent souriant à pleines dents.

Michael Roy, 14 ans, est l'un des neuf jeunes qui sont morts, en 2020, en Saskatchewan, dans un contexte de violence.

Photo : Keenan Okeynan

Neuf jeunes sont morts, en 2020, après avoir été victimes de violences ou la cible d’un meurtre. La protectrice des enfants de la Saskatchewan, Lisa Broda, indique que c’est plus qu’au cours des sept années précédentes combinées. Elle a publié son rapport annuel plus tôt cette semaine.

Michael Roy, 14 ans, est l’un des neuf enfants disparus violemment en 2020. Il a été tué en décembre alors qu’il tentait d’entrer par effraction dans une habitation avec des membres d’un gang de rue. Trois personnes sont désormais accusées d’avoir provoqué sa mort.

Son cousin, Keenan Okeynan, raconte que sa dérive a commencé en 2017 au moment de la mort de sa mère. Le père de l’adolescent était trop terrassé par le chagrin pour s’occuper de lui. Il a donc commencé à traîner dehors.

Keenan Okeynan se souvient de Michael Roy, dans son enfance, comme un jeune attachant et féru de jeux vidéo. C'était un enfant intelligent, un enfant aimant, se remémore-t-il.

Sur le point de retourner à l'école

Il est persuadé que s’il avait été mieux encadré, plus accompagné par les services sociaux, son cousin serait encore de ce monde. Keenan Okeynan est d’autant plus frustré qu’il s’efforçait de le remettre sur le droit chemin. Il l’avait convaincu de se rescolariser.

La pandémie n’a pas arrangé les choses, bien au contraire. La crise a véritablement aggravé la situation, affirme Keenan Okeynan. Un point de vue qui n’échappe pas à Lisa Broda.

Dans un communiqué, la protectrice provinciale des enfants révèle que son bureau surveille de près les effets de la pandémie sur la jeune population placée sous sa responsabilité.

Une femme aux cheveux, une paire de lunettes sur le nez et portant un masque s'exprime face à des micros posés devant elle. Il s'agit de Lisa Broda.

Lisa Broda, la protectrice des enfants de la Saskatchewan, craint que les signalements de cas de maltraitance explosent une fois que les travailleurs sociaux seront de retour sur le terrain, au plus près des jeunes en difficulté.

Photo : Radio-Canada / Matthew Garand

Je ne peux pas pour le moment affirmer que la hausse des décès et des blessures infligées aux enfants soit liée à la pandémie, mais je ne l'exclus pas, écrit-elle.

La ministre des Services sociaux de la Saskatchewan, Lori Carr, a présenté ses condoléances aux familles qui ont perdu un jeune proche en 2020.

Elle ajoute que son gouvernement s'efforce de faire fléchir les statistiques. Notamment en travaillant très étroitement avec les organisations communautaires pour développer des programmes et des services qui empêcheront les plus vulnérables de sombrer dans la délinquance.

Un décès, c'est un décès de trop. Peu importe qui est l'enfant

Une citation de :Lori Carr, ministre des Services sociaux de la Saskatchewan

Autre constat qui inquiète Lisa Broda : les signalements de maltraitance ont baissé l’année dernière. Et dans ce cas, selon elle, la crise de la COVID-19 est responsable du phénomène.

La protectrice des enfants redoute une remontée des signalements dès que les travailleurs sociaux retourneront sur le terrain.

Il est crucial que les services gouvernementaux investissent et se préparent en conséquence dès maintenant, prévient Lisa Broda.

Lori Carr répond que le ministère des Services sociaux saura se montrer réactif, à la hauteur des besoins.

Avec les informations de Morgan Modjeski

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