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La COVID-19 emporte subitement une femme de 38 ans

La COVID a emporté une femme de 38 ans qui terminait sa période d'isolement à la maison.

Une femme de Québec âgée de 38 ans est décédée subitement des complications de la COVID-19, à son domicile. Sans succomber à la panique, des experts recommandent de consulter au moindre doute et appellent à la vigilance.

Selon nos informations, la femme et son conjoint étaient en isolement après avoir été tous deux déclarés positifs à la COVID-19. La victime était à la toute fin de sa période d'isolement et n'aurait pas eu de symptômes majeurs avant lundi dernier.

Ce matin-là, elle se serait sentie légèrement essoufflée et serait retournée se coucher. Son conjoint l'a retrouvée inanimée sur l'heure du dîner. Les secours ont été appelés, mais les manoeuvres de réanimation n'ont pas été fructueuses.

Toujours selon nos informations, cette trentenaire avait une condition cardiaque préexistante. Bien que cette condition ait été contrôlée par médication, elle représentait un facteur de risque pour les poumons en cas de contamination à la COVID-19.

Famille ébranlée

Contacté par Radio-Canada, le conjoint de la femme n'a pas voulu commenter. À la demande des proches, son identité ne sera pas dévoilée. Par l'entremise d'un porte-parole, ils ont dit vouloir vivre leur deuil en privé. Leur peine est immense et c'est très émotif pour eux, a mentionné ce porte-parole.

Après vérification, le Bureau du coroner indique que le décès de la femme de 38 ans ne fait pas l'objet d'une investigation.

Par courriel, le porte-parole du Bureau du coroner précise qu'il est important de rappeler que les décès qui sont strictement attribuables à une infection [à la COVID-19] sont considérés comme des décès naturels et ne relèvent pas de la juridiction du coroner.

Le Dr Mathieu Simon, de l'IUCPQ.

Mieux vaut consulter en cas de doute et de symptômes de la COVID-19, selon le Dr Mathieu Simon.

Photo : Radio-Canada

Ne pas hésiter à consulter

Des experts observent de plus en plus de cas où des patients, jeunes, attendent avant de se rendre dans un établissement de santé.

C'est un cas qui dépeint malheureusement la réalité de la COVID-19 avec son variant britannique. Le virus natif était beaucoup plus lent entre l'apparition des symptômes et la détérioration de l'état, explique le Dr Mathieu Simon, chef de l’unité des soins intensifs de l’Institut universitaire de pneumologie et de cardiologie de Québec (IUCPQ).

On est mieux de consulter trop tôt que de consulter trop tard.

Une citation de :Mathieu Simon, chef de l'unité des soins intensifs à l'IUCPQ

Selon le Dr Simon, plusieurs jeunes ont relativement peu de symptômes, mais présentent une baisse de leur taux d'oxygène. Cette baisse de taux d'oxygène-là nous empêche de nous rendre compte qu'on est malade.

Et comme toute maladie infectieuse, la COVID-19 peut dégénérer très rapidement. Des jeunes qu'on a admis chez nous à l'urgence parce qu'ils nécessitaient un peu d'oxygène supplémentaire se sont retrouvés 24 ou 36 heures plus tard [...] aux soins intensifs, témoigne-t-il.

Le Dr François Marquis, chef des soins intensifs de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, abonde dans le même sens. Il faut comprendre que la COVID-19 a quelque chose de particulier. Notre niveau d'oxygène dans le sang peut être très bas sans qu'on ressente une détresse importante. Et ça, c'est assez unique, dit-il.

Le Dr François Marquis.

Le Dr François Marquis, chef des soins intensifs de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont

Photo : Pamplemousse média

Pas de panique

Si le phénomène est préoccupant, et le décès de cette femme de Québec, dramatique, le Dr Simon rappelle que ce type d'événement est très rare. Il appelle cependant à la vigilance.

Sans précipiter tout le monde à l'urgence aux premiers symptômes, il faut savoir que si on se sent fatigué, essoufflé, et si on veut plus dormir que faire des activités, il est peut-être temps d'aller dans une clinique COVID vérifier sa saturation ou d'aller à l'urgence s'il n'y a pas d'autre option, recommande-t-il.

Son collègue de Montréal croit que les jeunes doivent éviter de sous-estimer leur situation. Il y en a beaucoup qui vont dire : "Non, non, je suis correct, c'est juste que mon souffle est court." Quand on a 30 ou 40 ans, on ne devrait pas avoir le souffle court, affirme le Dr Marquis.

Les deux médecins appellent également à la vigilance des proches, familles et amis, et à encourager les malades à consulter en cas de doute ou s'ils sont hypothéqués dans leur quotidien.

Avec la collaboration de Camille Carpentier

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