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Appel à plus de soutien en santé mentale pour les communautés sud-asiatiques

Portrait de Kulpreet Singh.

Kulpreet Singh, le fondateur de la South Asian Mental Health Alliance, affirme que les barrières linguistiques et culturelles empêchent les communautés sud-asiatiques d'obtenir du soutien en santé mentale.

Photo : Ministère de la Santé mentale et de la dépendance

Radio-Canada

Des organismes à but non lucratif voués aux besoins des membres des communautés sud-asiatiques de la Colombie-Britannique réclament un soutien plus ciblé pour les ressources en santé mentale pendant la pandémie.

Selon le fondateur de la South Asian Mental Health Alliance, les communautés comptant une forte proportion de résidents sud-asiatiques ont été particulièrement touchées par la pandémie, car beaucoup vivent dans des ménages multigénérationnels et occupent des emplois de première ligne.

De nombreux facteurs entrent en jeu lorsqu'une personne recherche un soutien en santé mentale, notamment les barrières linguistiques [et] les barrières culturelles, affirme Kulpreet Singh.

Le manque de ressources fait aussi partie des principaux facteurs qui font en sorte que des gens ne demandent pas l’aide dont ils ont besoin, dit-il.

En plus de vivre avec la pandémie en Colombie-Britannique, le nombre croissant de décès liés à la COVID-19 en Inde et les récentes manifestations nationales d’agriculteurs dans ce pays provoquent du stress et de l'angoisse pour les personnes liées à l’Asie du Sud, selon M. Singh.

Il dit que, selon les données du gouvernement, 8 des 13 communautés ayant les taux de transmission de la COVID-19 les plus élevés ont une population sud-asiatique importante.

Du soutien culturellement approprié

Yashmeet Kaur dit qu'elle est arrivée au Canada en 2014 en tant qu'étudiante internationale avec peu ou pas de connaissances sur les services disponibles dans la province ni sur ses droits en tant qu'immigrante et étudiante.

J'aurais aimé le savoir quand je venais d'arriver au Canada pour être mieux soutenue et augmenter ma confiance, dit Mme Kaur. Je n'avais pas non plus suffisamment de connaissances sur l'importance de prendre soin de ma propre santé mentale.

Elle affirme qu'il y a encore une stigmatisation associée aux problèmes de santé mentale dans les communautés sud-asiatiques.

Mme Kaur a cofondé le programme Students Overcoming Opioid Use Disorder and Addictions à Surrey après avoir constaté à quel point le besoin de soutenir les personnes d'origine sud-asiatique aux prises avec des problèmes de toxicomanie et de santé mentale était important.

Elle explique que l'organisation a commencé à se rendre dans les parcs et les temples de la ville pour informer les gens sur la manière d'obtenir de l'aide. Cela comprend des conseils sur la façon de prévenir les surdoses et sur l'utilisation d'une trousse de naloxone.

La communauté sud-asiatique n'a pas les ressources et la plupart des ressources sont en anglais, déplore Mme Kaur.

Mme Kaur et M. Singh croient que davantage de services ciblés spécifiquement pour diverses communautés sont nécessaires dans toute la province et ils espèrent créer un type de service d'intégration que tous les étudiants et immigrants internationaux pourront utiliser dès leur arrivée au Canada.

Ce sont certaines des choses que les organismes à but non lucratif comme le nôtre essaient de faire, mais sans financement évolutif et soutien systémique, les gens rencontrent de plus en plus d'obstacles, en particulier pendant cette pandémie, laisse tomber M. Singh.

Avec les informations d’All Points West

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