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Des centaines de personnes manifestent pour les droits des travailleurs à Montréal

Des manifestants, derrière une banderole, brandissent des pancartes.

Des travailleurs du terminal de Montréal de Shell Canada mis en lock-out par leur employeur participent à la manifestation.

Photo : Radio-Canada / Olivier Lefebvre

Radio-Canada

Des centaines de personnes se sont réunies au centre-ville de Montréal, samedi, pour rappeler l'importance de respecter les droits des travailleurs, en particulier après une année marquée par la crise sanitaire. Pour l'occasion, les employés du réseau de la santé ont été mis à l'honneur.

Le coup d'envoi de la marche pour la Journée internationale des travailleurs a été donné vers 13 h 30, après que des représentants syndicaux eurent prononcé des discours pour motiver les troupes, rassemblées au parc La Fontaine.

Comme le veut la tradition, des travailleurs présentement en conflit de travail ont ouvert la marche. Cette année, ce sont donc des membres du Syndicat des débardeurs du port de Montréal – qui seront forcés de reprendre le travail dès dimanche au terme d'une grève de quelques jours, en raison d'une loi spéciale – qui se trouvaient en tête du convoi.

À leurs côtés défilaient aussi des employés de la compagnie Shell Canada, qui avait mis en lock-out des dizaines de membres de la section locale 121 du syndicat d'Unifor, à Montréal, à la fin de l'année dernière.

Organisée par une coalition de syndicats représentant des travailleurs du secteur public, notamment de la santé et de l'éducation, la marche a pour slogan cette année « Sortons de la crise en santé et en sécurité ».

La CSN, qui a appelé ses membres à manifester en ce 1er mai, a profité de l'événement pour réclamer du gouvernement « un réinvestissement majeur dans les services publics » ainsi que davantage de mesures pour offrir de meilleures conditions de travail à ceux et celles qui les dispensent.

Évoquant les conditions de travail scandaleuses [...] des infirmières, des préposés aux bénéficiaires, des enseignants, Hélène Bissonnette, membre de la Riposte syndicale, en a appelé à la solidarité de ses pairs.

Je pense qu'il faut être là pour soutenir les débardeurs, dire non aux lois spéciales, a-t-elle martelé, peu de temps avant le départ de la marche.

Hausse du salaire minimum jugée insuffisante

La manifestation a lieu alors que le salaire minimum est passé samedi à 13,50 $ l'heure au Québec, soit une augmentation de 40 cents. Pour bien des travailleurs, cette hausse est jugée nettement insuffisante, certains plaidant pour une augmentation à 15 $ l'heure.

C'est pas avec un salaire de 13,50 $ l'heure, au salaire minimum, qu'on va pouvoir se payer un logement dans les conditions actuelles, a déploré Samuel-Élie Lesage, conseiller syndical à la Centrale des syndicats démocratiques, en évoquant la crise du logement qui sévit dans la province.

La traditionnelle marche de la Journée internationale des travailleurs a lieu chaque année le 1er mai et est soulignée partout dans le monde.

Par un concours de circonstances, une autre marche avait lieu samedi à Montréal, non pas en soutien aux travailleurs, mais en opposition aux mesures sanitaires mises en place pour lutter contre la COVID-19. Il s'agissait d'un événement distinct.

Avec des informations de Jacaudrey Charbonneau

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