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La réouverture des terrasses réclamée pour la mi-mai

Des gens autour d'une table sur une terrasse d'un établissement de la Grande Allée, à Québec.

Des gens autour d'une table sur une terrasse d'un établissement de la Grande Allée, à Québec, à l'été 2020

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le beau temps revient et les restaurateurs s’impatientent. Plusieurs demandent au gouvernement d’autoriser l’ouverture des terrasses au retour de la fête des Mères, à la mi-mai, pour redémarrer les cuisines tout en atténuant les risques de propagation de la COVID-19.

Ce qu’on dit au gouvernement aujourd’hui, c’est qu'il a fait une bonne job en gérant la crise. Maintenant, qu'il nous aide à gérer le retour, lance Pierre Moreau, PDG du Groupe Restos Plaisirs, à l'origine notamment de la bannière Cochon dingue.

La vaccination va bon train, le soleil revient, et il est maintenant temps de planifier le déconfinement, selon l’homme d’affaires, qui demande un plan clair des autorités.

Un restaurant, c'est comme une grosse usine... Il y a des gens à embaucher, il y a des commandes à faire, il y a de la transformation alimentaire à faire. Si on le sait juste au mois de juin, tout le bassin des étudiants va être perdu. Ces jeunes-là vont se trouver un autre employeur.

Pierre Moreau, directeur général du Groupe Restos Plaisirs, en entrevue dans un restaurant.

Le président-directeur général du Groupe Restos Plaisirs, Pierre Moreau

Photo : Radio-Canada

Kathy Rioux, propriétaire du Café Krieghoff, abonde dans le même sens.

Dire à notre personnel : ‘’Attends, attends attends...’’ Tout le monde a besoin de sous, alors c'est impensable. C'est quelque chose qui ne se fait pas, affirme-t-elle. 

Ouvrir en respectant scrupuleusement les règles sanitaires de distanciation, de port du masque et de tenue d’un registre serait sécuritaire, selon elle. Et la clientèle ne demanderait pas mieux, à son avis.

Les gens ont hâte d’être à l’extérieur. Si on se promène sur les plaines ou sur le bord de la rivière Saint-Charles, on voit qu'il y a beaucoup de monde. Pourquoi nous, on ne pourrait pas recevoir notre monde sur la terrasse? Je ne le sais pas.

Une citation de :Kathy Rioux, propriétaire du Café Krieghoff

D’autant que la piétonnisation des artères commerciales, comme l’avenue Cartier sur laquelle donne la terrasse du Café Krieghoff, demande encore des ajustements de la Ville de Québec.

Kathy Rioux, propriétaire du Café Krieghoff.

Kathy Rioux, propriétaire du Café Krieghoff

Photo : Radio-Canada / Vincent Cantin-Archambault

C’est sûr que, si le gouvernement nous donne le ‘’OK’’, la Ville de Québec va devoir emboîter le pas et dire : ‘’À partir de telle date, les fins de semaine, on ferme les rues et on les rend piétonnes’’, rappelle-t-elle.

L’Association Restauration Québec va plus loin en demandant au gouvernement d’assouplir les règles en salle pour permettre aux restaurateurs de recruter et de former le personnel.

Rouvrir les terrasses, rouvrir à l’intérieur aussi, peut-être, pour les gens qui vivent sous le même toit, plaide Martin Vézina, porte-parole de l’ARQ. Juste permettre que les familles puissent manger autour d’une même table, on croit qu’en zone rouge, ça pourrait être une solution à envisager.

Des piétons sur l'avenue Cartier.

L'avenue Cartier était l'une des artères commerciales réservées aux piétons à l'été 2020.

Photo : Crédits : Société de développement commercial du quartier Montcalm

Chaque semaine de retard augmente les probabilités de manque de main-d’oeuvre, qui avait plombé les affaires en 2020.

On s'attend à un été similaire à l'été dernier. Les Québécois vont être au rendez-vous et vont visiter la capitale nationale. Si on apprend [le plan de déconfinement] trop à la dernière minute, il va se passer ce qui s'est passé l'été dernier : il va y avoir des journées où on va devoir rester fermés, même s'il y a de la demande, parce qu'on manque d'employés.

Une citation de :Pierre Moreau, président-directeur général du Groupe Restos Plaisirs

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, demande aux restaurateurs et aux tenanciers de bar de faire preuve de patience, assurant que son équipe travaille sur un plan de réouverture.

C’est une question de temps, mais le temps est long, conclut Kathy Rioux. Nous, on est prêts.

Avec les informations de Marie-Pier Mercier

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