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Équité et conditions salariales revendiquées en ce 1er mai

Une jeune infirmière aide un chirurgien à enfiler un gant en caoutchouc.

La pandémie a mis en évidence le besoin d'améliorer les conditions de travail dans divers secteurs, selon des syndicats et des organisations communautaires (archives).

Photo : iStock

Radio-Canada

La crise sanitaire n’a pas effacé les inégalités sociales. Au contraire, elle les a mises en lumière. C'est ce que pensent des syndicats et des organismes communautaires de l’Est-du-Québec.

Ces organisations profitent de ce 1er mai, Journée internationale des travailleurs, pour unir leurs voix et revendiquer de meilleures conditions de travail.

Une conférence de presse était notamment organisée vendredi, sur la Côte-Nord, où la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Action-Chômage Côte-Nord et la table des groupes populaires ont conjointement pris la parole à Baie-Comeau.

Un meilleur soutien de la part du gouvernement pour les emplois communautaires, qui sont souvent très précaires, et de meilleures conditions en santé et sécurité pour les employés ont été revendiqués.

Le coordonnateur de la Table des groupes populaires de la Côte-Nord, Michel Savard, affirme que les emplois dans le milieu communautaire sont majoritairement occupés par des femmes.

Michel Savard, coordonnateur de la Table des groupes populaires de la Côte-Nord.

Michel Savard, coordonnateur de la Table des groupes populaires de la Côte-Nord

Photo : Radio-Canada / Mélissa Marcil

Même s'il y a eu des améliorations à certains égards dans les deux trois dernières années, il reste encore beaucoup, mais beaucoup de chemin à faire. On peut donc considérer que c'est encore un milieu précaire. [...] On l'a vu particulièrement dans le travail communautaire durant cette triste période de COVID, déplore M. Savard.

La coordonnatrice d’Action-Chômage Côte-Nord, Line Sirois, ajoute que les femmes sont particulièrement touchées par l'iniquité de l’assurance-emploi et qu’il faut adopter un seuil de 420 heures et 35 semaines pour tous.

Line Sirois, coordonnatrice d'Action Chômage Côte-Nord, devant les locaux de l'organisme.

Line Sirois, coordonnatrice de l'organisme Action Chômage Côte-Nord

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Les femmes qui – on le sait – sont surtout dans le tourisme, dans les emplois précaires, le 420 heures est important pour elles parce que ça va leur donner accès à l’assurance-emploi. Il y a beaucoup de travailleuses qui n’ont même pas accès, avec 700 heures, à l’assurance-emploi. Le gouvernement a fait un pas dans la bonne direction, mais là, il est en train de mettre le pied sur le break, s’inquiète Mme Sirois.

Line Sirois souhaite voir se prolonger et se pérenniser les mesures d'urgence en matière d'assurance-emploi mises en place pendant la pandémie.

Nancy Legendre, présidente du Conseil central de la CSN au Bas-Saint-Laurent

Nancy Legendre, présidente du Conseil central de la CSN au Bas-Saint-Laurent

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Du côté de la CSN, la présidente au Bas-Saint-Laurent, Nancy Legendre, se désole qu'encore une fois, comme tous les 1er mai, la question du salaire minimum soit au cœur des revendications.

On va se le dire, ce n’est pas en augmentant le salaire minimum à 13,50 $ cette année qu’on va amener une amélioration tant au niveau des familles qu’au niveau de l’économie du Québec. On l’a vu avec la pandémie, M. Legault a été obligé de donner des primes et d’augmenter les salaires, entre autres, des préposés aux bénéficiaires parce que c’était complètement insuffisant, s’indigne Mme Legendre.

Avec les informations de Zoé Bellehumeur et Marie Kirouac

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