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L'OMS donne son homologation d'urgence au vaccin de Moderna

Une dose du vaccin Moderna.

Moderna est un vaccin à ARN messager.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Agence France-Presse

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a accordé vendredi son homologation d'urgence au vaccin contre la COVID-19 de Moderna, le cinquième à bénéficier d'une telle validation de l'agence sanitaire de l'ONU.

Ce vaccin à ARN messager s'ajoute à la liste croissante des vaccins validés par l'OMS pour une utilisation d'urgence, a-t-elle souligné dans un communiqué.

L'OMS a déjà homologué le vaccin de Pfizer-BioNTech, les deux sérums d'AstraZeneca fabriqués en Inde et en Corée du Sud, et celui de Johnson et Johnson, appelé Janssen. Une décision est attendue prochainement, selon toute vraisemblance la semaine prochaine, pour les deux vaccins chinois, Sinopharm et Sinovac.

Cette procédure aide les pays qui n'ont pas les moyens de déterminer d'eux-mêmes l'efficacité et l'innocuité d'un médicament à avoir plus rapidement accès à des thérapies. De plus, elle permettra au système COVAX, mis en place par l'OMS avec des partenaires (l'Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination [GAVI] et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies) pour distribuer notamment des vaccins contre la COVID-19 dans les nations défavorisées, d'envisager de disposer de vaccins supplémentaires.

Comme le souligne le communiqué, l'homologation par l'OMS au titre de la procédure pour les situations d'urgence (EUL) constitue une condition préalable à l'approvisionnement en vaccins de la Facilité COVAX.

Cette homologation du vaccin de Moderna tombe à point nommé pour la plateforme COVAX, qui est actuellement privée du vaccin d'AstraZeneca produit par le Serum Institute of India, l'Inde ayant bloqué les exportations afin que les doses soient utilisées pour vacciner sa population.

Déjà autorisé dans plusieurs pays

Le produit mis au point par l'entreprise émergente Moderna, une pionnière des vaccins contre la COVID-19, a des caractéristiques très proches de celui conçu par Pfizer-BioNTech, avec 94,1 % d'efficacité selon l'OMS. Ce sérum américain est autorisé dans l'Union européenne, en Amérique du Nord, au Royaume-Uni et dans quelques autres pays, comme Israël et Singapour.

Il a déjà été examiné le 21 janvier par le Groupe stratégique consultatif d'experts (SAGE) sur la vaccination, qui est chargé de présenter des recommandations sur les vaccins, peu importe qu'ils aient été homologués ou non par l'OMS.

Il recommande que le vaccin soit utilisé pour tous les groupes d'âge à partir de 18 ans. Les experts de l'OMS conseillent par ailleurs l'administration de deux doses du vaccin de Moderna avec un intervalle de 28 jours, mais estiment que cette seconde injection peut être reportée de 42 jours – soit six semaines – en cas de circonstances exceptionnelles, liées à une forte présence de la maladie dans un pays et à une pénurie de vaccins.

Ils ne recommandent en revanche pas de réduire la dose de moitié.

3 milliards de doses

L'annonce de son homologation d'urgence par l'OMS intervient au lendemain des annonces faites par Moderna concernant sa capacité de production.

Car si les vaccins de Pfizer-BioNTech et de Moderna reposent tous les deux sur une technologie innovante, l'ARN messager, un élément distingue les deux laboratoires : le nombre des vaccins distribués.

Moderna est certes un pilier de la vaccination contre la COVID-19 aux États-Unis, son pays d'origine, mais elle est loin derrière dans les campagnes européennes, largement dominées par Pfizer-BioNTech.

Moderna a fait savoir jeudi qu'elle entendait accélérer le rythme et comptait augmenter sa capacité de production mondiale à trois milliards de doses en 2022, soit environ deux fois plus que prévu jusqu'alors.

L'entreprise va investir chez ses sous-traitants européens, le suisse Lonza qui fabrique le principe actif – la substance qui fait fonctionner le vaccin – et l'espagnol Rovi qui conditionne le vaccin.

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