•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Marc Asselin déçu par PFR à propos de la machine #10

Des rouleaux de papiers dans l'usine.

Des rouleaux de papier fabriqués par la machine à papier numéro 9 de l'usine de Produits forestiers Résolu à Alma, lors du redémarrage de 2017.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Lamothe

Radio-Canada

Le maire d'Alma, Marc Asselin, invite Produits forestiers Résolu (PFR) à investir massivement pour relancer la machine à papier numéro 10.

Depuis l'été dernier, il reste environ 215 travailleurs syndiqués qui font fonctionner les machines numéros 9 et 14, une centaine de moins qu'il y a un an.

En présentant son rapport trimestriel jeudi, le nouveau grand patron de PFR, Rémi Lalonde, affichait peu d'espoir de voir la machine à papier numéro 10 d'Alma redémarrer rapidement. Comme tout marché, c'est l'offre et la demande qui va décider, disait-il jeudi. L'entreprise a affiché un bénéfice net de 87 M$ pour le premier trimestre de l’année 2021, avec notamment la hausse des prix du bois d'oeuvre, mais des pertes dans sa division papier.

Même du côté du Syndicat national des travailleurs et travailleuses des pâtes et papier d'Alma-CSN, le président Jean-Pierre Rivard se montre peu optimiste. À court terme, je n'ai pas beaucoup d'espoir pour la machine numéro 10, s'il n'y a pas d'investissement pour le blanchiment, a-t-il admis.

La machine #9 avait aussi été fermée un temps l'an dernier avant de redémarrer en septembre. Pour ce faire, les travailleurs avaient accepté d'importantes concessions.

Vers d'autres produits

Pour sa part, le maire d'Alma croit que l'entreprise a les reins assez solides pour transformer la production de son usine d'Alma vers des produits plus prometteurs que le simple papier, un peu comme PFR fait en ce moment du côté de son usine de Kénogami où un projet de fibre cellulosique est en cours.

Je donne mon opinion de maire. Produits forestiers Résolu, allez voir comment ils sont installés à Montréal, puis c'est gros.

Une citation de :Marc Asselin, maire d'Alma
Un homme parle à un micro.

Le maire d'Alma, Marc Asselin

Photo : Radio-Canada

Marc Asselin accepte mal les hésitations de l'entreprise. Il estime qu'avec ses propres centrales hydroélectriques, la qualité de la main-d'oeuvre et l'approvisionnement en bois à proximité, PFR n'a aucun motif valable pour conserver une machine à papier fermée très longtemps. L'usine de pâtes et papier d'Alma peut faire une multitude de produits. On a réussi dans les années où on l'a modernisée avec de la pâte thermomécanique à faire des mélanges avec tous les réservoirs que nous pouvons utiliser, a rappelé celui qui a travaillé 36 ans au sein de cette entreprise.

Cependant, a-t-il ajouté, un peu comme avec Rio Tinto, le maire d'une ville a bien peu de pouvoir sur les décisions de l'entreprise. Les visions qu'ils ont à moyen et à long terme, on ne les a pas. Ils décident ça eux, avec leur gestion qu'ils ont, a-t-il conclu.

Plus tôt cette semaine, Marc Asselin avait, au nom de la Table de concertation sur le développement de l'aluminium, demandé à Rio Tinto et Québec de mettre en place une série de mesures pour éviter de perdre des emplois avec l'arrivée de la future technologie d'Elysis dans les alumineries québécoises.

D'après un reportage de Gilles Munger

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !