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Jean-Simon Desgagnés, le futur médecin en quête olympique

Il pose avec le stade Telus derrière lui.

Le coureur Jean-Simon Desgagnés tente cette année de se qualifier pour les Jeux olympiques à travers des études en médecine.

Photo : Radio-Canada

Jean-Simon Desgagnés a bien l’intention de se qualifier pour les Jeux olympiques de Tokyo, mais il n’aura que quelques semaines pour le faire. Alors que ses compétiteurs sillonnent déjà le globe de course en course, le spécialiste du 3000 m steeplechase termine ses études précliniques en médecine.

C’est exceptionnel son parcours. Alors qu’il est encore étudiant universitaire, il a des chances de se qualifier pour les Jeux olympiques, lance l’entraîneur de l’équipe du Québec, Félix-Antoine Lapointe, qui travaille étroitement avec Desgagnés depuis des années chez le Rouge et Or.

À 22 ans, le coureur de demi-fond de Québec est une exception dans un bassin d’espoirs olympiques exceptionnels. Un athlète de calibre mondial tout en étudiant à temps plein en médecine. Deux passions que le principal intéressé voit comme le Yin et le Yang.

Jean-Simon Desgagnés et Charles Philibert-Thiboutot courent sur le campus de l'université Laval.

Partenaires d'entraînement, Jean-Simon Desgagnés et Charles Philibert-Thiboutot avaient tenté de battre le record québécois du 5 kilomètres sur route, sur le campus de l'Université Laval, l'automne dernier.

Photo : Rouge et Or / Louis Charland

Mon entraînement est une libération nécessaire. Quand je viens sur la piste, je ne me dis pas : "­merde je m’en viens souffrir", décrit celui qui trouve aussi le temps depuis deux ans d’être derrière le comptoir du café de la faculté de médecine de l’Université Laval.

Je suis en train d’étudier avec mon petit café préentraînement et il y a cette tension qui se construit et j’ai hâte de venir courir. Et quand l’entraînement finit, j’ai envie d’aller m’installer devant mes affaires pour étudier relax.

2021, l'année surchargée

Si la conciliation sport-études se fait sans heurt à l’entraînement, la situation est différente en temps de qualification olympique. C’est un processus technique, mais aussi opportuniste. Il faut avoir les bonnes courses au bon moment, pointe-t-il.

En prévision des Jeux de Tokyo, Desgagnés avait prévu son parcours scolaire pour avoir des sessions allégées au printemps et à l’été 2020. L’année 2021, à l’inverse, devait être surtout axée sur les études. Le report des Jeux a compliqué les choses.

Jean-Simon Desgagnés en plein saut par dessus une barrière et un obstacle d'eau.

Jean-Simon Desgagnés a représenté le Canada au 3000m steeple lors des Universiades, à Naples, en juillet dernier.

Photo : Mathieu Belanger

À travers une session universitaire chargée, cet hiver, Desgagnés ne pouvait se permettre de participer à des compétitions à travers le monde. Surtout compte tenu de la quarantaine de 14 jours obligatoire au retour.

C’est dur de combiner tout ça. Quarantaine, école, revenir à Québec, ne pas s’entraîner parce que tu es en quarantaine. C’est vraiment une bonne gymnastique, mais c’est ma décision et c’est aucunement quelque chose que je regrette.

Un sprint jusqu'aux Jeux

Dès le lendemain de l’examen pratique qui complétera sa préclinique en médecine, le 16 mai, l’athlète de 22 ans s’envolera finalement aux États-Unis ou en Europe. On va aller à l’endroit où il y aura des compétitions. Il n’y a encore rien de confirmé.

À partir de là, Jean-Simon Desgagnés n’aura que quelques semaines pour signer trois chronos en compétition qui le placeront dans les 45 meilleurs au classement mondial. C’est qu’il doit être de retour au pays et avoir complété sa quarantaine pour participer aux qualifications olympiques canadiennes, à Montréal, du 24 au 27 juin. Il aura alors besoin d’un podium à son épreuve de prédilection pour obtenir son billet pour les Jeux.

Les deux prochains mois s'annoncent donc effrénés, mais le futur médecin a l'habitude des horaires surchargés. Il se dit plus en forme que jamais au moment d'amorcer le sprint vers Tokyo.

J’attends juste le moment où je vais mettre le pied sur la ligne de départ et je pense que les chronos vont parler d'eux-mêmes.

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