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L'éperlan est là pour rester dans le lac Saint-Jean

Une femme se trouve dans un bateau.

La biologiste et chargée de projet, Sonya Lévesque, a analysé la reproduction des éperlans dans le lac Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Proie préférée de la ouananiche, l’éperlan n’est pas près de disparaître dans le lac Saint-Jean. À preuve, une deuxième phase d'implantation de frayères artificielles, au coût de 450 000 $, sera mise en œuvre à l'hiver 2022 par la Corporation de LACtivité pêche Lac-Saint-Jean (CLAP).

Depuis 2017, des frayères ont été aménagées au large des rivières Mistassini et Ticouapé pour que les poissons puissent y déposer leurs œufs et se reproduire.

Une équipe de la Corporation de LACtivité pêche Lac-Saint-Jean a analysé si les éperlans du secteur se reproduisent en installant des capteurs à œufs et des plaques métalliques attachées à une chaîne. L'ajout des îlots de roches, il y a trois ans, a augmenté la reproduction. Les œufs adhèrent davantage à cette surface, ce qui améliore leur survie. La population de la ouananiche dépend directement de celle de l'éperlan.

Alors les œufs collent sur les plaques. La fraie se déroule la nuit. On les retire une fois par jour, le matin pour voir si des œufs ont collé. Les petites larves que l'on retrouve, leur distribution près du secteur aménagé fait en sorte que l'on sait qu'elles proviennent du secteur aménagé, explique la biologiste et chargée de projet, Sonya Lévesque.

Secteur prisé

Comme l’aménagement des premières frayères a eu l’effet escompté, la création du nouveau bassin de reproduction pour l’éperlan l’hiver prochain se fera dans le même secteur. Au total, 25 frayères seront ajoutées. Environ 250 camions de roches seront nécessaires pour cette deuxième phase.

Tu vas produire beaucoup plus de jeunes, pour le même nombre de parents. En fait, si tu regardes ça, on a eu une très bonne année de pêche il y a deux ans. Et l'an passé, une saison record que nous n'avions pas vue depuis 25 ans, dévoile le directeur général de la Corporation de LACtivité pêche Lac-Saint-Jean, Marc Archer.

Il n'y a pas que les pêcheurs de ouananiche qui bénéficient de la présence de l’éperlan. Les amateurs de doré en ressortent aussi gagnants.

Ce que les pêcheurs nous rapportent, c'est que depuis deux ou trois ans, le doré n'est pas plus long. Mais, il est beaucoup plus gras, il est beaucoup plus rond, parce que lui aussi il profite de la forte abondance de l'éperlan, observe Marc Archer.

D'après le reportage de Laurie Gobeil

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