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Campement du parc Strathcona à Vancouver : l'heure du déménagement a sonné

Quelques valises et d'autres contenants sont au sol, devant une tente en cours de démontage.

Des campeurs du campement du parc Strathcona ont rassemblé leurs affaires pour déménager dans des logements temporaires offerts dans des hôtels de la ville de Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Dominique Lévesque

Les émotions sont vives et à fleur de peau au campement du parc Strathcona de Vancouver vendredi alors que tous les campeurs doivent quitter les lieux et accepter une offre de logement abordable ou de logement temporaire, selon une entente conclue au début avril entre la Ville de Vancouver et la province.

Au premier plan, des bâches en plastique jonchent le sol alors qu'en arrière-plan, plusieurs tentes sont encore debout.

Des centaines de personnes en situation d’itinérance avaient élu domicile dans le parc Strathcona en juin 2020.

Photo : Radio-Canada / Dominique Lévesque

Un homme et une femme ont rassemblé leurs affaires vendredi pour quitter le campement du parc Strathcona, comme l'exigeaient les autorités. Le 9 avril, celles-ci ont annoncé que le démantèlement du campement aurait lieu le 30 avril.

Un homme tient la roue d'une bicyclette inversée déposée près de ses effets personnels.

Un des occupants du campement se prépare à quitter le parc Strathcona le vendredi 30 avril.

Photo : Radio-Canada / Dominique Levesque

Tous les deux racontent que trois taxis ont refusé de les recevoir et qu'ils doivent attendre une plus grande fourgonnette. Celle-ci les conduira dans leur nouveau logement temporaire. Ils vont se rendre dans un des hôtels où la Ville de Vancouver va héberger certains des ex-occupants du campement en attendant de trouver des solutions à long terme.

Les adieux

Avant de devoir se disperser, les occupants du camp, leurs amis et des personnes qui les appuient se sont rassemblés, peut-être une dernière fois, pour un traditionnel cercle des tambours. Des aînés autochtones ainsi que des plus jeunes ont frappé leurs tambours à l'unisson sous l'oeil attentif d'une centaine de personnes réunie en cercle.

Trois personnes assises sur des chaises, autour de ce qui ressemble à un instrument de musique.

Certains campeurs se sont rassemblés avant de devoir quitter les lieux.

Photo : Radio-Canada / Dominique Lévesque

Une aînée autochtone a pris la parole et a raconté son histoire : J'ai moi-même été sans-abri pendant six ans dans le parc Stanley.

On ne peut pas aider quelqu'un qui n'est pas prêt!

Une citation de :aînée autochtone qui a pris la parole lors du cercle des tambours

Les sans-abris veulent être écoutés

Les personnes qui se trouvaient toujours au parc Strathcona vendredi et ceux qui les appuient ont leurs propres idées quant aux solutions idéales pour offrir du logement aux plus marginalisés tout en respectant leur besoin de communauté et d'une certaine liberté.

La porte-parole des occupants du campement, Chrissy Bret, a expliqué que c'est la province et la Ville qui ont imposé leur stratégie de logements à l'intérieur à tout prix et que cela ne fait que cacher le problème.

Les occupants du campement étaient auparavant au parc Crab et ensuite au parc Openheimer. On ne fait que déplacer le problème lorsqu'on tente de mettre fin à des campements de sans-abri, a-t-elle ajouté.

Nous aimerions des terres de la Couronne, 2 ou 3, pour nous organiser en communauté et vivre ensemble, avec un site avec peu de restrictions et un autre plus structuré pour les personnes plus stables.

Une citation de :Chrissy Bret, porte-parole des occupants du campement du parc Strathcona

L'isolement plus dangereux que l'itinérance

En raison de la COVID-19, les immeubles de logements abordables et de logements temporaires qui accueillent les ex-occupants du campement ne permettent pas à ceux-ci de recevoir des visiteurs.

Une personne seule assise devant une fenêtre.

La Colombie-Britannique dit avoir offert du logement à 243 sans-abri qui occupaient le parc Strathcona depuis octobre 2020.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Ceux qui ont vécu plusieurs mois en communauté au parc Strathcona trouvent l'isolement difficile, surtout avec les problèmes de santé mentale et de dépendances de certains et la crise des opioïdes.

Il y a des suicides et des surdoses lorsque les gens habitent seuls et sont sans leur communauté.

Une citation de :Chrissy Bret, porte-parole des campeurs du parc Strathcona

Un pas à la fois

Le ministre du Logement, David Eby, s'est dit conscient que l'offre de logements n'est pas idéale, alors que certains ont été dirigés dans des logements temporaires. Mais c'est une transition vers des logements à long terme, a-t-il dit.

Depuis octobre 2020, la province affirme avoir logé 243 personnes qui s'étaient installées au parc Strathcona.

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