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L'Ontario sauvera le seul programme de formation des sages-femmes en français hors Québec

Colleen Fulton tient un bébé qui vient de faire naître.

Les programmes de formation des sages-femmes sont parmi ceux qui ont été abolis par l'Université Laurentienne.

Photo : Allie Mennie

Le ministre des Collèges et Universités, Ross Romano, indique que le gouvernement ontarien trouvera de nouveaux établissements pour offrir les programmes de formation des sages-femmes en français et en anglais qui ont été éliminés par l’Université Laurentienne dans le cadre de sa restructuration.

C’est ce qu’indique le ministre dans un courriel envoyé à Radio-Canada, notamment parce qu’il s'agit du seul programme francophone de formation des sages-femmes hors Québec, mais aussi parce qu'il est entièrement financé par la province et qu’il n’est pas compliqué de le transférer à un autre établissement postsecondaire.

Pendant que le gouvernement continue de travailler sur des solutions à plus long terme, peut-on lire dans le courriel, nous travaillons actuellement sur des voies d'accès immédiates pour les étudiants touchés [grâce aux] deux seules autres universités qui offrent des programmes formation des sages-femmes, Ryerson et McMaster.

Le ministère compte aussi s’assurer, grâce à des partenaires du Nord et de la francophonie, que la cohorte actuelle et la prochaine cohorte d'étudiants puissent suivre une formation de sage-femme sans quitter le Nord de l'Ontario.

Chantal Longobardi, étudiante de quatrième année au programme de formation des sages-femmes, ne fait pas confiance au gouvernement et dit qu’elle y croira lorsque le plan se concrétisera.

Je pense que c’est une bonne idée, dit-elle. J’espère qu’il y aura un engagement envers les femmes qui ont tellement investi dans notre programme.

Elle souhaite que le programme continue d’être donné à Sudbury.

De son côté, Gaelle Nyamushara, une autre étudiante du programme, est soulagée. Ça allait toucher les sages-femmes du futur qui voulaient apprendre en français ou les sages-femmes autochtones.

Agir sans attendre la fin de la restructuration

Selon une source gouvernementale, la province a décidé d’agir dès maintenant malgré la prolongation de la protection de l’Université Laurentienne en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers, pour aider les étudiants actuels. Depuis le début, on se fait dire par nos conseillers juridiques : ne dites rien, il faut laisser le processus suivre son cours. Mais là, c'est prolongé jusqu'au mois d'août. On ne peut pas attendre jusqu'en août.

La critique de l’opposition officielle en matière de Santé, France Gélinas, note que cela prouve que le gouvernement aurait pu agir dès le début du processus de restructuration.

On le sait depuis le début, les problèmes, ce sont des problèmes financiers. À n’importe quel moment, le gouvernement aurait pu dire "on va investir", affirme la députée.

Ils ont toujours refusé, jusqu’à aujourd’hui, le 30 avril, la journée où on est tous au bord du précipice.

Une citation de :France Gélinas, députée néo-démocrate de Nickel Belt

Selon la source gouvernementale, dans un deuxième temps, le gouvernement développera une stratégie postsecondaire francophone, dans le Nord, mais aussi pour toute la province.

Avec les informations de Natasha MacDonald-Dupuis, et Bienvenu Senga

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