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Deux nouvelles endoprothèses à l'Institut de cardiologie de Montréal

Une équipe médicale de l'Institut de cardiologie de Montréal dans une salle d'opération.

L'utilisation des deux nouvelles endoprothèses ne changera pratiquement rien à la convalescence du patient.

Photo : Institut de cardiologie de Montréal

La Presse canadienne

Deux nouvelles endoprothèses pharmacologiques coronariennes ont récemment fait leurs débuts à l'Institut de cardiologie de Montréal (ICM). L'une est une première canadienne, et l'autre, une première nord-américaine.

Ces endoprothèses (ce qu'on appelle communément des stents) s'ajoutent donc à l'arsenal dont disposent les médecins pour venir en aide à une variété de patients.

Il y a des subtilités au niveau du choix des endoprothèses pour avoir les meilleurs résultats possibles pour nos patients, a expliqué en primeur à La Presse canadienne le chef du service d'hémodynamie à l'ICM, le Dr Jean-François Tanguay.

Le Dr Tanguay est tout récemment devenu le premier médecin au Canada à implanter l'endoprothèse Orsiro de la firme BIOTRONIK.

Contrairement aux autres endoprothèses d'un diamètre de 3 mm et dont l'épaisseur des mailles varie entre 80 et 100 microns, les mailles de celle-ci n'ont une épaisseur que de 60 microns, sans rien sacrifier à sa solidité, ce qui permet de traiter de manière plus personnalisée les petits vaisseaux sanguins.

Il y a moins de métal dans l'artère par rapport à des endoprothèses normales, a dit le Dr Tanguay. Ça permet, quand on la met sur un petit ballon pour la mettre dans une coronaire, qu'elle demeure très flexible, et quand on dilate le petit ballon et que l'endoprothèse reste dans l'artère, elle va guérir plus vite parce que c'est plus mince.

Moins d'événements secondaires

De plus, lors d'études cliniques, cette endoprothèse a été associée à moins d'événements secondaires. En d'autres mots, un patient qui est soigné pour un infarctus sera moins susceptible d'être victime d'un deuxième malaise.

La deuxième endoprothèse, la Synergy Megatron de Boston Scientific, a été implantée en première nord-américaine par le docteur Mohamed Nosair, grâce à une autorisation spéciale de Santé Canada.

C'est la seule endoprothèse qui a été conçue pour être étirée jusqu'à un diamètre de 6 mm, a dit le Dr Tanguay.

Si on prend un stent de 5 mm ou de 5,5 mm et qu'on veut le grossir à 6 mm ou à 6,5 mm, il y a des risques que le stent ne réagisse pas bien, de se briser, ça peut donner des événements, a-t-il précisé. Donc d'avoir enfin une endoprothèse coronarienne qui va aller au moins jusqu'à 6 mm si on a besoin, c'est un plus.

Et contrairement à la première endoprothèse, la maille de celle-ci est un peu plus épaisse, ce qui permet notamment de l'utiliser dans les plus gros vaisseaux sanguins, là où on a peut-être besoin d'un peu plus de force et de résistance.

L'utilisation des deux nouvelles endoprothèses ne changera pratiquement rien à la convalescence du patient, qui recevra habituellement son congé dans les heures qui suivront ces interventions minimalement invasives.

Le patient sur la table ne s'en rend même pas compte, un stent versus un autre, mais nous, on sait qu'on amène à ce moment-là peut-être un meilleur résultat, a conclu le Dr Tanguay.

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