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Deux variants du virus de l’influenza détectés chez des humains dans le sud du Manitoba

Trois porcelets dans un élevage de porcs.

Les deux personnes infectées avaient eu des contacts directs ou indirects avec des porcs.

Photo : Radio-Canada

Sophie Pelletier

Deux personnes du sud du Manitoba ont été infectées par des variants du virus de l’influenza. Ces deux cas sont associés à des virus qui circulent chez les porcs.

Il s'agit de cas isolés, qui n’ont pas de lien entre eux, affirment les autorités sanitaires.

Les variants ont été découverts au début du mois d’avril, après que deux personnes eurent été testées en raison de symptômes grippaux.

Le virus A(H1N2)v de l’influenza a été détecté dans l’un des cas, et le virus A(H1N1)v de l’influenza, dans l’autre. Dans les deux cas, le résultat du test de dépistage du SRAS-CoV-2, qui provoque la COVID-19, s'est révélé négatif.

Les autorités sanitaires affirment que l’une des personnes infectées avait été en contact direct avec des porcs et que l’autre avait eu des contacts indirects. L’enquête pour déterminer la source de ces infections se poursuit.

Les deux personnes ont eu des symptômes légers et sont maintenant rétablies.

Les autorités sanitaires indiquent qu’il n’y a pas de risque pour la population générale.

Le médecin hygiéniste en chef de la province, Brent Roussin, a souligné en conférence de presse qu’aucun autre cas n'a été découvert et qu'il n’y a aucun signe de transmission interhumaine de ces variants.

Ces variants de l'influenza ne se transmettent pas facilement ou encore efficacement d’un humain à l’autre, a-t-il indiqué.

Il est rare de les retrouver chez des humains, selon le Dr Roussin.

Selon les autorités sanitaires, la souche A(H1N2)v a été signalée dans 29 cas depuis 2005, et il n’y a eu aucun cas au Canada jusqu’à la découverte d’une infection en Alberta en octobre 2020. Il s’agit du deuxième cas du variant A(H1N1)v répertorié au Canada, après la découverte d’une infection en Ontario en septembre 2012.

Le Dr Roussin ajoute qu’il est possible que ces infections aient été détectées en raison de la surveillance accrue accordée aux symptômes grippaux durant la pandémie.

En temps normal, quand une personne a de légers symptômes de grippe, elle ne se fait pas tester, et il n’y a pas de séquençage.

Les autorités sanitaires assurent qu’il n’y a aucun risque de consommer de la viande de porc.

Le transport des produits du porc n’est pas non plus touché, a précisé en conférence de presse le vétérinaire en chef de la province, Scott Zaari.

Il a rappelé aux personnes qui sont en contact avec des porcs de prendre des mesures de protection comme se laver les mains souvent, ne pas manger, ni boire, dans les enclos, éviter les contacts avec des animaux malades, porter un équipement de protection, s’isoler des bêtes en cas de symptômes et appeler un vétérinaire en cas de doute sur l’état de santé d’un animal.

Toute personne qui travaille avec des porcs ou de la volaille et qui présente des symptômes grippaux doit annoncer sa profession de travailleur agricole lorsqu’elle consulte un professionnel de la santé pour un dépistage ou un traitement, a dit le Dr Brent Roussin.

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