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Chronique

Nouveau programme scolaire : pas facile de comprendre en tant que parent

Des élèves en classe.

L'Alberta va tester, en septembre, 2021 son nouveau programme pour les classes de la maternelle à la 6e année

Photo : iStock

Le projet de nouveau programme scolaire pour les classes de la maternelle à la 6e année en Alberta suscite la controverse. J’ai tenté de mieux le comprendre pour m’en faire ma propre opinion, mais l’exercice n’a pas été facile.

Je voulais vérifier par moi-même pourquoi de nombreux conseils scolaires et des communautés spécifiques comme les francophones et les Autochtones refusent de le tester en septembre.

Les propositions du programme sont reprises sous forme de tableaux sur le site Internet d’Alberta Education.

Elles me semblent malheureusement trop techniques, sous des rubriques tout aussi techniques comme idée organisatrice, question directrice, résultat d’apprentissage, connaissance, compréhension ainsi que habiletés et procédures.

Ce vocabulaire parle peu au parent moyen que je suis. Je le trouve plus adapté aux spécialistes de l’éducation, mieux outillés pour s’y retrouver. Mon emballement initial par rapport à la possibilité de donner mon opinion s’est donc rapidement dissipé.

Je ne veux toutefois pas en rester là, car il est crucial que tout parent comprenne au moins la pensée qui guide le nouveau programme.

Puisque son évaluation se poursuit, j’espère que les critiques vont inciter le ministère de l’Éducation à proposer un autre sondage plus simplifié que celui qu'il propose pour le moment et que je trouve complexe.

Le sondage annuel sur l’assurance de la qualité me semble être une bonne inspiration.

J’aime la simplicité de ce questionnaire qui s’adresse aux parents des élèves de 4e, 7e et 10e année et qui a été adapté cette année, au contexte de la pandémie de la COVID-19.

À la place d’un vocabulaire strictement pédagogique, le sondage pourrait demander l’opinion sur des questions précises et concrètes qui touchent notamment la vie sociale.

Je pense, par exemple, à l’enseignement religieux, à l’éducation sexuelle, à l’immigration, aux nouvelles technologies et aux médias sociaux.

Dans un contexte déjà chargé par une crise sanitaire, la province devrait, je le crois, assainir le débat sur un projet aussi crucial que la réforme scolaire.

En attendant, je vais peut-être tenter à nouveau de relire cette présentation de programme scolaire dont j’ai encore du mal à me faire une vraie opinion.

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