•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La GRC contrôlera l'interdiction des déplacements en Colombie-Britannique

Des voitures font la file pour prendre un traversier.

Des contrôles seront effectués, et des contraventions seront données en cas de non-respect des règles.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

Des agents de la Gendarmerie royale du Canada effectueront des contrôles routiers en Colombie-Britannique pour renforcer l’interdiction de déplacements en vigueur.

Les agents seront dispersés sur des corridors autoroutiers qui relient les trois régions de la province : la région formée de la régie Vancouver Coastal et de la régie la vallée du Fraser, la région que forment les régies du nord et de l’intérieur, ainsi que l’île de Vancouver.

Si les policiers ont des motifs raisonnables de croire qu'une personne voyage à des fins non essentielles, ils ont le mandat d'ordonner que celle-ci fasse demi-tour.

Les contrevenants s'exposent à des amendes pouvant aller jusqu'à 575 $.

Il ne s’agit pas d’une mesure punitive, selon le ministre de la Sécurité publique, Mike Farnworth, mais plutôt d'une mesure servant à informer la population.

Ces restrictions sont sans précédent, tout comme les défis auxquels nous faisons face pendant la pandémie.

Une citation de :Mike Farnworth, ministre de la Sécurité publique de la Colombie-Britannique
Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Informations à fournir

Les contrôles ne seront pas arbitraires, et les policiers ne peuvent pas interroger des piétons, précise le ministre de la Sécurité publique, Mike Farnworth.

Au moment du contrôle, le conducteur devra fournir trois choses : son nom, son adresse et son permis de conduire, tout document pouvant prouver son adresse et le but de son voyage.

Il n’est pas nécessaire de fournir de document pour prouver le but du déplacement.

Un traversier de BC Ferries dans les eaux montagneuses de la Colombie-Britannique.

BC Ferries n’accepte plus de réservations pour des véhicules récréatifs qui voyagent pour des raisons non essentielles.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Les déplacements essentiels sont permis

La province ajoute deux motifs jugés essentiels pour justifier le passage d’une région à l’autre : le risque de subir de l’abus ou de la violence et les visites aux résidents de centres de soins longue durée.

Outre ces motifs, la liste des déplacements jugés essentiels comprend, notamment, les déménagements, le travail, le transport commercial de marchandises, l’obtention de soins de santé ou de services sociaux, les responsabilités parentales et la présence à des funérailles.

Pour ce qui est des déplacements jugés non essentiels, il s'agit notamment de vacances, d'excursions de fin de semaine, d'activités touristiques ou encore de visites à des membres de la famille ou à des amis pour des raisons personnelles.

Baisse des déplacements

Les Britanno-Colombiens ont mis en application les restrictions dès leur entrée en vigueur, selon Mike Farnworth.

La dernière fin de semaine d’avril, le nombre de passagers à bord des traversiers BC Ferries a diminué de plus de 30 % par rapport au week-end précédent. Le nombre de véhicules a diminué de 25 % durant la même période.

Les parcs provinciaux font état de pas moins de 5000 annulations au cours des dernières semaines.

Une photo de la route 16 près de Prince George prise le 12 octobre 2012.

Les Albertains ne devraient pas se rendre en Colombie-Britannique, disent les autorités sanitaires.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Message aux Albertains : « Restez chez vous! »

Même si les déplacements interprovinciaux ne sont pas interdits, la médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry, demande aux Albertains de ne pas traverser la frontière, et ce, « même s’ils ont une propriété en Colombie-Britannique, même s’ils sont habitués à s'y rendre chaque année ».

Ce n’est pas le temps, dit-elle à leur endroit. Nous vous accueillerons quand nous serons dans une meilleure situation, cet été

Inquiétudes

L'Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique se réjouit que la province ait pris en compte un certain nombre d’enjeux soulevés. Elle voit d’un bon oeil le fait que seuls les conducteurs automobiles seront questionnés lors de contrôles routiers limités.

Cependant, l’association demeure préoccupée par le pouvoir profondément intrusif accordé à la police.

Obliger les gens à répondre à des questions supplémentaires de la police viole les protections contre la détention arbitraire, le droit de garder le silence, le droit à l'assistance d'un avocat et le droit de ne pas s'incriminer, écrit-elle dans un communiqué.

L’organisation se dit également inquiète pour les communautés autochtones, noires et racisées lors de ces contacts avec les forces policières.

Le ministre Farnworth soutient que des précisions ont été apportées à la mesure après avoir consulté des représentants de ces communautés. Il ne s’agit pas de contrôle ciblé. Les informations fournies ne sont pas collectées, promet-il.

Préoccupée par « le manque de clarté persistant » dans l’application de l’interdiction, la Fédération de la police nationale (FPN) se réjouit que le décret confie aux policiers la tâche de sensibiliser la population et de l’encourager à ne pas voyager entre les régions.

Nous continuerons de travailler à la mise en œuvre du décret avec la GRC et de répondre aux préoccupations des membres, écrit son président, Brian Sauvé, dans un communiqué.

Un groupe de chercheurs de l'Université Simon-Fraser estimequ’elles sont insuffisantes et qu’elles portent à confusion.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !