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Les enseignants de la FAE approuvent à 88 % l'entente de principe avec Québec

Une enseignante porte une affiche rouge sur laquelle on peut lire Nous, les enseignantes, lançons un cri du coeur

Une enseignante lors d'une manifestation à Québec, jeudi matin.

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

Radio-Canada

Les membres de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) ont approuvé 88 % l’accord de principe conclu avec Québec, qui doit conduire au renouvellement de leur convention collective.

Selon le président de la Fédération qui regroupe 49 000 enseignants du primaire, du secondaire et de la formation professionnelle, Sylvain Malette, cette entente de principe contient des gains importants pour les enseignants tant sur le plan salarial que normatif.

Elle permet aux profs québécois d’être reconnus à leur juste valeur, c’est-à-dire comme des experts de la pédagogie. Ce ne sont pas seulement des mots, ce sont des moyens qui seront mis à la disposition des profs.

Une citation de :Sylvain Malette, président de la Fédération autonome de l'enseignement

Il s’agit d’une entente qui marquera l’histoire de la profession! Les avancées sont majeures, tant sur le plan salarial, rapprochant les profs québécois de la moyenne canadienne, que pour la reconnaissance de l’autonomie professionnelle et du professionnalisme des enseignantes et enseignants, précise dans un communiqué le président de la FAE.

Conclue le 15 avril dernier, cette entente de principe devait être soumise à l'approbation de près d'une dizaine de syndicats représentés par la Fédération.

Réunies en Conseil fédératif de négociation ce matin, les délégations des neuf syndicats affiliés à la FAE ont confirmé que la compilation des résultats des assemblées générales transmis à la Fédération permet d’annoncer aujourd’hui que l’entente de principe est formellement acceptée, peut-on lire dans le communiqué.

Le nouveau contrat de travail devrait permettre notamment d'améliorer la conciliation travail-famille, de recentrer le travail des professeurs sur l'enseignement, d'apporter plus de soutien aux professeurs des secteurs défavorisés et une composition plus équilibrée des classes.

Québec s'engage également à augmenter l'aide aux élèves en difficulté avec l'ajout de ressources professionnelles, notamment des orthophonistes, des orthopédagogues et des psychoéducatrices et psychoéducateurs.

Augmentation notable des salaires à l'embauche

Selon l'entente conclue avec Québec, le salaire d'entrée des nouveaux professeurs affiliés à la FAE passera de 46 000 $ à 53 000 $ par année, soit une augmentation de 15 %.

Le reste du personnel enseignant bénéficiera quant à lui d'une bonification salariale du salaire maximal qui passera de 82 585 $ à plus de 91 000 $ par année.

Les augmentations de salaire consenties aux syndiqués de la FAE permettront, selon le syndicat, de valoriser la profession tout en favorisant l'attraction et surtout la rétention des nouveaux professeurs.

En tout, 43 modifications seront apportées au contrat de travail des 49 000 enseignants de la FAE.

À Québec, la ministre de l’Administration gouvernementale et présidente du Conseil du Trésor, Sonia LeBel, et son collègue ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, se réjouissent également de la conclusion de cette négociation.

Il s'agit en effet du premier renouvellement de convention collective dans le secteur public et parapublic depuis le début des négociations.

Avec cette première entente globale, tous secteurs confondus, notre gouvernement démontre l'importance qu'il accorde au milieu de l'éducation, affirme la ministre LeBel, qui espère aussi renforcer le recrutement et la rétention des enseignants, qui sont trop nombreux à quitter le système d’éducation après quelques années de pratique.

Notre objectif, par cette entente, est de mettre en place des mesures qui visent à améliorer la réussite éducative de nos élèves, ainsi que de valoriser la profession en accordant une plus grande autonomie à nos enseignantes et enseignants et en leur offrant de meilleures conditions de travail.

Une citation de :Sonia LeBel, ministre de l’Administration gouvernementale et présidente du Conseil du Trésor

Avec de telles avancées historiques, en matière de reconnaissance et de valorisation de la profession d'enseignant, et l'ajout de plusieurs ressources supplémentaires, nous tenons parole, a pour sa part déclaré le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.

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